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	<title>Web Perlaboration</title>
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	<description>Internet, culture et psychanalyse</description>
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		<title>Serresky</title>
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		<pubDate>Sun, 22 May 2011 14:37:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann.leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous voilà face à un texte à peu près équivalent à celui de Marc Prensky [Digital natives, digital immigrants ] , excepté la qualité d’écriture et la sobriété du « philosophe »…
Thème : l’enseignement d’aujourd’hui et les Petits (Poucette et Poucet) autrement dit Digital natives et âge de la pierre   Thèse : la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Nous voilà face à un <a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/05/eduquer-au-xxie-siecle_1488298_3232.html">texte</a> à peu près équivalent à celui de Marc Prensky [<a href="http://www.marcprensky.com/writing/prensky%20-%20digital%20natives,%20digital%20immigrants%20-%20part1.pdf">Digital natives, digital immigrants</a> ] , excepté la qualité d’écriture et la sobriété du « philosophe »…</p>
<p align="justify">Thème : l’enseignement d’aujourd’hui et les Petits (Poucette et Poucet) autrement dit Digital natives et âge de la pierre   <br />Thèse : la mutation de l’humain (diachronite aigue)    <br />Développement:    <br />1-la crevasse et le nouvel humain (idem chez Prensky)    <br />2-la rupture historique, la révolution du savoir (plus large que chez Prensky centré sur le    <br />numérique)    <br />3-l’enseignement comme âge de pierre (=Prensky )    <br />4-mettre les dinosaures à la retraite (plus élégamment dit que chez Prensky)    <br />5-les coupables (philosophes) ( ah! un nouveau bouc émissaire !)</p>
<p align="justify">Petit copié/collé illustratif :   <br />Sans que nous nous en apercevions, un nouvel humain est né, pendant un intervalle bref, celui qui nous sépare des années soixante-dix. Il ou elle n’a plus le même corps, la même espérance de vie, ne communique plus de la même façon, ne perçoit plus le même monde, ne vit plus dans la même nature, n’habite plus le même espace. C’est une crevasse si large et si évidente….”</p>
<p align="justify">Rarissimes dans l’histoire, ces transformations, que j’appelle hominescentes, créent, au milieu de notre temps et de nos groupes, une crevasse si large et si évidente que peu de regards l’ont mesurée à sa taille, comparable à celles visibles au néolithique, à l’aurore de la science grecque, au début de l’ère chrétienne, à la fin du Moyen Age et à la Renaissance./Sur la lèvre aval de cette faille, voici des jeunes gens auxquels nous prétendons dispenser de l’enseignement, au sein de cadres datant d’un âge qu’ils ne reconnaissent plus : bâtiments, cours de récréation, salles de classes, amphithéâtres, campus, bibliothèques, laboratoires, savoirs même… cadres datant, dis-je, d’un âge et adaptés à une ère où les hommes et le monde étaient ce qu’ils ne sont plus.Ce changement si décisif de l’enseignement – changement répercuté sur l’espace entier de la société mondiale et l’ensemble de ses institutions désuètes, changement qui ne touche pas, et de loin, l’enseignement seulement, mais   <br />aussi le travail, les entreprises, la santé, le droit et la politique, bref, l’ensemble de nos institutions – nous sentons en avoir un besoin urgent, mais nous en sommes encore loin.</p>
<p align="justify">Probablement, parce que ceux qui traînent, dans la transition entre les derniers états, n’ont pas encore pris leur retraite, alors qu’ils diligentent les réformes, selon des modèles depuis longtemps effacés. Enseignant pendant un demi-siècle sous à peu près toutes les latitudes du monde, où cette crevasse s’ouvre   <br />aussi largement que dans mon propre pays, j’ai subi, j’ai souffert ces réformes-là comme des emplâtres sur des jambes de bois, des rapetassages ; or les emplâtres endommagent le tibia, même artificiel : les rapetassages déchirent encore plus le tissu qu’ils cherchent à consolider</p>
<p align="justify">Pourquoi ces nouveautés ne sont-elles point advenues ? Je crains d’en accuser les philosophes, dont je suis, gens qui ont pour métier d’anticiper le savoir et les pratiques à venir, et qui ont, ce me semble, failli à leur tâche. Engagés dans la politique au jour le jour, ils n’entendirent pas venir le contemporain.   <br />Si j’avais eu à croquer le portrait des adultes, dont je suis, ce profil eût été moins flatteur.</p>
<p align="justify">Ce texte, comporte pour moi, (pardonnez cette impertinence !) le même défaut que celui de Prensky : l’ hypostase…   <br /><strong>Première hypostase :</strong> Qui sont ces Petits auxquels on enseigne, ces enseignants (vieux), ces philosophes? De quoi et de qui Michel Serres parle-t-il ? De la fille d’une de mes amies qui est inscrite à Sciences Po Paris par exemple, des élèves des classes prépa à Montaigne ( qui réclamaient des livres à lire, des cours supplémentaires à une autre amie enseignante l’an dernier)ou du décrocheur moyen de Seine Saint Denis? Selon le cas, élite ou masse, la compétence linguistique, l’usage et la place de ces technologies qui impressionnent tant notre bon philosophe ne sont pas les mêmes…La fameuse « crevasse » à mon avis n’est pas entre l’avec ou sans Ipad , l’avec ou sans    <br />Wikipédia, mais entre les « héritiers » et les autres…L’élite aura toujours accès à l’héritage, à la mémoire et à l’histoire.    <br />Le vrai changement c’est que désormais la masse soit convaincue que le problème de l’ « accès » au&#160; « savoir » est résolu par la technologie. Plus besoin de Bourdieu…Exit le politique…Incroyable tour de passe passe de la persuasion marchande : pour 500 euros tout le savoir dans votre poche et bientôt sur la rfid…    <br /><strong>Seconde hypostase :</strong> la révolution, la rupture, la transformation magique du monde! J’ai l’impression en lisant ces textes d’entendre les ratiocinations des années 70 avec le premier pas sur la lune « Ma bonne dame, c’est la fin du monde ! »). Rien n’arrive ex nihilo, le casque virtuel était au point en 1966 etc…L’important, à mon avis , c’est plutôt de comprendre les liens, les enchaînements, les intentions , la multiplicité des facteurs. Psalmodier la rupture n’apporte rien. Passer d’une logique de la crevasse à une logique de la fissure, soyons un peu « chinois » et considérons que le réel est un procès continu, interaction de facteurs…</p>
<p align="justify"><strong>Troisième hypostase :</strong> les vieux « qui concoctent les réformes et n’ont pas pris leur retraite ». Comme les autres, c’est un cache misère . Supposer que c’est l’âge de Darcos, de Chatel ou des conseillers qui sont derrière eux, qui explique l’absence de réforme, c’est vraiment faire preuve d’une très courte vue…    <br />L’absence de réforme a une seule cause : économique !Quel ministre pourrait décider de l’adaptation d’horaires à la carte, de la création de petits groupes d’élèves (au dessus de 14 , l’enseignement n’a pas d’efficacité) , de l’informatisation totale des établissements (salles de pilotage informatique&#160; <br />postes reliés à celui de l’enseignant qui depuis son propre poste peut intervenir sur le travail de chacun, coût 10000 euros + maintenance technicien), de la création d’activités périscolaires?    <br />Par conséquent, la seule solution rationnelle (du point de vue ultra libéral ) est de « laisser faire laisser pourrir » afin que le système s’auto-détruise. L’élite a toujours trouvé le chemin de l’école privée où les conditions d’enseignement sont une garantie contre le décrochage scolaire…Dans ce cas deux boucs émissaires :les syndicats et les vieux enseignants…</p>
<p align="justify"><strong>Quatrième hypostase</strong> : le jeune comme alien. « Il ou elle n’a plus le même corps, la même espérance de vie, ne communique plus de la même façon, ne perçoit plus le même monde, ne vit plus dans la même nature, n’habite plus le même espace. »</p>
<p align="justify">Bien sûr, mais ses parents et son prof aussi! Par exemple , il suffit de passer un quart d’heure dans une salle des profs pour savoir que Ryanair a fait du Radjastan, du Tibet, de Sanghai , de New York la banlieue de Bordeaux…Le même enseignant dans les années 70 préparait son van pour deux mois   <br />de voyage en Afganistan…Est-ce que le prof n’a pas de GPS dans sa voiture ? Continue-t-il à la carte Michelin ? Quant à la nature , la forêt des Landes a été créée au 19ème siècle, ça changeait rudement avec avant….Et inversement, le jeune surfeur d’Hossegor en 2011 a-t-il une vision du monde si différente    <br />de celui des années 70?</p>
<p align="justify">Comme Prensky , Serres pense que la discrimination est un mode de pensée performant…. Quant au mea culpa du philosophe…Pour le coup , Serres se croit à Athènes du temps de Platon et du philosophe roi à moins qu’il ne se prenne pour Voltaire ?…</p>
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		<title>RiP : Remix Manifesto</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Jun 2010 07:18:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann.leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[RiP : Remix Manifesto est un documentaire de Brett Gaylor dans lequel il interroge la notion de droit d’auteur. Le titre du documentaire joue sur l’oraison funèbre (Rest In Peace) et le processus qui permet de traduire un disque en données numériques (to rip). Dans les mondes numérique, l’original n’existe pas.&#160; Par ailleurs, ils poussent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">RiP : Remix Manifesto est un documentaire de Brett Gaylor dans lequel il interroge la notion de droit d’auteur. Le titre du documentaire joue sur l’oraison funèbre (Rest In Peace) et le processus qui permet de traduire un disque en données numériques (to rip). Dans les mondes numérique, l’original n’existe pas.&#160; Par ailleurs, ils poussent à leur comble les figures du mélange, de la superposition, de l’accumulation et de la sélection, du filtre, du crible. Peut on encore, dans ces conditions, maintenir la notion d’auteur telle quelle ?</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p><embed src="http://media1.nfb.ca/medias/flash/ONFflvplayer-gama.swf" width="516" height="337" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="mID=IDOBJ14413&#038;bufferTime=10&#038;width=516&#038;height=337&#038;image=http://media1.nfb.ca/medias/nfb_tube/thumbs_large/2010/Rip-tv-big.jpg&#038;showWarningMessages=false&#038;streamNotFoundDelay=15&#038;lang=en&#038;getPlaylistOnEnd=true&#038;playlist_id=REL179&#038;embeddedMode=true"></embed></p>
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		<title>A propos de l&#8217;art numerique</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 15:57:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann.leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[L’origine du monde. Lacan aimait ce tableau de Gustave Courbet et il en avait fait l’acquisition. L’art numérique s’ouvre sur une autre version de l’œuvre numérique. Elle est instantanément reconnaissable, et pourtant, elle est différente.

La prochaine réunion du groupe de travail&#160; Internet, psychanalye et culture sera consacrée à des échanges autour de L’art numérique Comment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img style="display: inline; margin-left: 0px; margin-right: 0px" alt="http://www.decitre.fr/gi/21/9782081225121FS.gif" align="left" src="http://www.decitre.fr/gi/21/9782081225121FS.gif" /><em>L’origine du monde. Lacan aimait ce tableau de Gustave Courbet et il en avait fait l’acquisition. <strong>L’art numérique </strong>s’ouvre sur une autre version de l’œuvre numérique. Elle est instantanément reconnaissable, et pourtant, elle est différente.</em></p>
<p align="justify"><em></em></p>
<p align="justify">La prochaine réunion du groupe de travail&#160; <strong>Internet, psychanalye et culture </strong>sera consacrée à des échanges autour de <strong>L’art numérique Comment la technologie vient au monde de l’art.</strong> Le livre de <strong>Edmond Couchot</strong> et <strong>Norbert Hillaire</strong> est sorti tout juste des presses et vient fort à propos nourrir notre réflexion sur les mondes et les matières numériques.</p>
<p align="justify">Il est toujours&#160; intéressant de garder un œil sur les arts. Les artistes mettent souvent en lumière en quelques traits ce que les sciences humaines approchent péniblement en quelque épais volumes. Sur le numérique, ils ont sans aucun doute beaucoup a dire. Plus exactement ils ont beaucoup à être écoutés</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">L’introduction de <strong>L’art numérique </strong>est très prometteuse. Elle pointe que numérique a infiltré tous les arts, des arts visuels à la littérature en passant par les arts vivants jusqu’aux jeux vidéo. Cette colonisation a commencé il y a une quarantaine d’année et a ses écoles, ses centres de recherche et surtout ses utilisateurs dont certains n’ont de cesse de <em>détourner</em> les dispositifs numériques. Certaines formes d’art numérique sont endémiques aux mondes numériques : elles n’appartiennent qu’a eux, et ne sont possible que dans ces lieux. Ainsi, si un ordinateur peut <em>imiter </em>n’importe quel instrument de musique, il permet également de produire des effets qui sont inimitables comme dialoguer avec son utilisateur. il est “<em>interactif, conversationnel, participatif, collaboratif</em>”&#160; Mais malgré son extension, l’art numérique reste encore boudé par les élites et c’est un des objectifs du livre que de faire sortir l’art numérique de l’anonymat ou l’indifférence dans lequel il est maintenu</p>
<p align="justify">Il est un mot qui apparait dès l’introduction et qui me semble être la figure non seulement des arts numériques, mais du numérique dans son ensemble. C’est celui d’<strong>hybridation.</strong> On peine à maintenir l’art numérique dans une seule catégorie. Toujours il s’échappe, et échappe aux tentatives de recensement. Comment&#160; recenser quelque chose qui se présente toujours sous la forme d’une profusion extraordinaire. Déjà, pointent les auteurs, il est impossible de faire le catalogue des œuvres numériques se présentant sous la forme d’objets physique. Celles qui sont basée sur le web sont encore plus difficile à saisir. Et de prévenir : <em>“le numérique bouleverse […] notre rapport au temps, notre façon de le vivre ou de le revivre, de l’anticiper, de nous y soustraire à travers l’art”</em></p>
<p align="justify">Nous y voilà donc. Le temps est jusqu’à présent un des grands axes autour duquel s’articulent les processus psychologique. C’est même une ligne de partage entre ce qui est symbolisé et ce qui ne l’est pas, entre ce qui est mémorisé et ce qui ne l’est pas, entre ce qui est inscrit quelque part, et ce qui n’a aucune inscription. Ce que la flèche de l’<strong>art numérique </strong>indique c’est tout à la fois l’apparition d’ “un nouveau support, qui étend considérablement les possibilité de diffusion et de conservation de la mémoire, et un <em>nouvel enjeu </em>de la mémoire, un puissant vecteur de dynamisation du musée dans sa virtualisation, qui permettrait de compenser la muséification de certains de nos espaces physiques (urbains ou ruraux).”</p>
<p align="justify">Ce qui vaut pour l’art et les musées vaut il pour l’homme sans qualité ? C’est ce que nous tenterons d’examiner.</p>
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		<title>A propos des psychotherapies en ligne</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Oct 2009 08:27:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann.leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thèmes de recherche]]></category>
		<category><![CDATA[après-coup]]></category>
		<category><![CDATA[dispositif]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[psychothérapie]]></category>

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		<description><![CDATA[La discussion sur les psychothérapies en ligne à partir du texte Psychothérapies en ligne : histoire, processus et questions éthiques a permis de continuer la réflexion. S’il est évident qu’il n’est pas possible de faire de psychanalyse sur le réseau, la question des psychothérapies, et pour ce qui nous intéresse, des psychothérapies psychanalytiques, reste à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">La discussion sur les psychothérapies en ligne à partir du texte <a href="http://en.calameo.com/books/000007709d8f918297227">Psychothérapies en ligne : histoire, processus et questions éthiques</a> a permis de continuer la réflexion. S’il est évident qu’il n’est pas possible de faire de psychanalyse sur le réseau, la question des psychothérapies, et pour ce qui nous intéresse, des psychothérapies psychanalytiques, reste à travailler.</p>
<p align="justify">Les psychothérapies par mail ou par forum étant les plus utilisées par les psychothérapeutes anglo-saxon , ce sont elles qui ont été principalement discutées.</p>
<p align="justify">La discussion a porté sur les effets de la situation Internet sur l’ensemble du dispositif psychothérapeutique. Comment les deux se mêlent, s’emmêlent, s’empêchent ou se favorisent.</p>
<p align="justify">Ainsi, il a pu être remarqué que l’interprétation du psychanalyse vient dans l’<em>ici et maintenant. </em>Comment peut fonctionner cette manifestation de la rencontre de deux inconscients sur Internet puisque le temps peut être considérablement distendu ? Ce qui est ici questionné c’est la capacité d’être <em>avec </em>le patient sur l’Internet puisque lorsque l’un écrit à l’autre, il n’est pas assuré que l’autre le pense.</p>
<p align="justify">L’autre point sur lequel a porté la discussion est le “<em>always on” </em>du psychothérapeute. J’avais en effet rapporté l’exemple d’un psychothérapeute aidant son patient a résoudre une difficulté par SMS. Cela montre a la fois l’utilisation trans-média puisque la psychothérapie avait lieu par mail et a un moment de crise le patient avait contacté son psychothérapeute qui lui avait répondu immédiatement. Nous avons plutôt tendance à compter sur les effets de cadrage des dispositifs psychothérapeutiques que nous mettons en place : il y a le temps de la psychothérapie, et il y a le temps ou ce n’est pas la psychothérapie.</p>
<p align="justify">L’écrit peut il être un support de travail psychanalytique ? Cela dépend de la perspective que l’on adopte. La cure type est déterminée par des effets de parole et de parole uniquement mais nous avons maintenant le recul des psychothérapies psychanalytiques médiatisées par autre chose que la parole. Je pense au travail auprès des enfants et des différents dispositifs qui ont été inventés : médiation terre, peinture, pataugeoire etc. Nous avons également discuté de quelque chose qui me semble important sur le réseau : l’écrit qu’on y trouve a été modifié par les matières numériques. C’est un écrit oralisé, créolisé : sur Internet tout tend a devenir une conversion (Marococcia, M., Gauducheau N., 2007)</p>
<p align="justify">Enfin, reste la question difficile : ces espaces peuvent ils soutenir une interprétation ? Quelles modifications font ils subir au transfert ? En d’autres termes, <strong>l’Internet est il un dispositif symbolisant ?</strong></p>
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		<title>Les metamorphoses du livre</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 18:45:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann.leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Objets et espaces transitionnels]]></category>
		<category><![CDATA[frédéric kaplan]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[vannevar bush]]></category>

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		<description><![CDATA[On disait le livre mort, tué par la télé. Puis, le réseau aurait finalement eu raison de lui. Mais le livre est encore là. Mieux, il mélange ses pages aux matières numériques. «Le sens des choses», de Jacques Attali et Stéphanie Bonvicini comporte sur ses pages de curieux objets. Ils sont entre le labyrinthe, Pac-ManW [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.hautes-vosges.fr/images/flashcode.gif&amp;imgrefurl=http://www.hautes-vosges.fr/&amp;usg=__1FPpxZ67kYysh8Y97V4Xn5_stNk=&amp;h=297&amp;w=297&amp;sz=4&amp;hl=fr&amp;start=1&amp;sig2=vIEWiGffTysSKfEZ6MxZiA&amp;um=1&amp;tbnid=nF-CJor4j84aTM:&amp;tbnh=116&amp;tbnw=116&amp;prev=/images%3Fq%3Dflashcode%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26sa%3DN%26um%3D1&amp;ei=eZfgSs5njMj5BpPShakL"><img style="display: inline; margin-left: 0px; margin-right: 0px" align="left" src="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:nF-CJor4j84aTM:http://www.hautes-vosges.fr/images/flashcode.gif" width="116" height="116" /></a>On disait le livre mort, tué par la télé. Puis, le réseau aurait finalement eu raison de lui. Mais le livre est encore là. Mieux, il mélange ses pages aux matières numériques. «Le sens des choses», de Jacques Attali et Stéphanie Bonvicini comporte sur ses pages de curieux objets. Ils sont entre le labyrinthe, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pac-Man" target="_blank" title="From Wikipedia the definition of: Pac-Man" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >Pac-Man</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup> et une planche du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rorschach" target="_blank" title="From Wikipedia the definition of: Rorschach" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >Rorschach</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup>. Ce sont des <a href="http://www.flashcode.fr/">flashcodes</a> développés par l’opérateur Orange. Il suffit de scanner le flashcode avec un téléphone portable, et l’on accède a des contenus et des services : cela peut être une page web, un forum ou de la musique.</p>
<p align="justify">Les matières numérique ont fait subir au livre ce qu’elles ont fait subir a toute la réalité : elle l’augmentent. Le livre n’est plus tout entier enfermé entre sa première et sa quatrième de couverture. Il déborde, et saute vers d’autres médias. Ce n’est pas vraiment une nouveauté : le livre a toujours eu en lui une part d’hypertextualité : il fait référence à des livres qui ne sont pas lui, et ses appareils critiques sont des liens internes. </p>
<p align="justify">Ironiquement, alors que l’on tentait de donner aux écrans une forme de livre, avec des objets comme le Kindle, le papier préparait en silence son mariage avec les matières numériques.</p>
<p align="justify">Le livre est une <em>killing app’</em>&#160; ou plus platement un “objet-interface” (<a href="http://www.fkaplan.com/fr/multipage.xml?pg=5&amp;id=304707">F. Kaplan</a>). De tous les objets, c’est sans doute celui nous met le plus facilement en contact avec l’information : le parcourir donne une idée de son contenu, on retrouve facilement la page que l’on cherche parce que ses manipulations nous ouvrent les accès de la symbolisation “en corps” tandis que les matières numériques mettent de type de symbolisation et de mémorisation en retrait.</p>
<p align="justify">Un des avenirs du livre est peut-être dans ce dispositif inventé par Frédéric Kaplan : une lampe projette une lumière interactive. Elle projette des images sur ce que l’on lit. Ce peut être des liens hypertexte, des images, des vidéos. Le dispositif&#160; permet de garder en mémoire les traces des lectures passées, de transformer le livre en palimpsestes en superposant sur la page lue des informations sur les lectures précédentes de cette même page.&#160; </p>
<p align="justify">Nous approchons nous du moment ou <a href="http://mediateur.free.fr/web/hist_aswemaythink_fr.htm">le rêve du vieux Vannevar Bush</a> pourra être réalisé ?</p>
<blockquote><p align="justify">Comme pour la musique, la plupart des documents imprimés sont déjà numérisés quelque part sur Internet, ou ils le seront demain. Le rêve des Ptolémée à Alexandrie est en train de se réaliser.<em> La question n’est donc plus celle de l’accès, mais celle de nos cheminements.</em> . <a href="http://www.fkaplan.com/fr/multipage.xml?pg=5&amp;id=304707">Frédéric Kaplan</a></p>
</blockquote>
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		<title>Eclats de lecture</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Sep 2009 15:02:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann.leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>

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		<description><![CDATA[Martin Lessard, se fait l&#8217;&#233;cho du livre de Christian Vandendorpe Du papyrus &#224; l&#8217;hypertexte dans son billet La lecture en &#233;clats. Il profite pour reprendre quelques unes des questions que posent l&#8217;&#233;crit une fois qu&#8217;il traverse l&#8217;&#233;cran
D&#8217;un cot&#233;, nous avons le livre, avec l&#8217;auteur, le lecteur, le texte et l&#8217;organisation du codex en chapitre, paragraphes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://www.amazon.fr/papyrus-lhypertexte-Essai-mutations-lecture/dp/2707131350"><img border="0" alt="" align="left" src="http://vandendorpe.org/papyrus/Papyrus2.jpg" width="200" height="309" /></a><strong>Martin Lessard,</strong> se fait l&#8217;&#233;cho du livre de <a href="http://www.lettres.uottawa.ca/vanden.html">Christian Vandendorpe</a> <strong><a href="http://www.amazon.fr/papyrus-lhypertexte-Essai-mutations-lecture/dp/2707131350">Du papyrus &#224; l&#8217;hypertexte</a> </strong>dans son billet <a href="http://zeroseconde.blogspot.com/2009/08/la-lecture-en-eclats.html">La lecture en &#233;clats</a>. Il profite pour reprendre quelques unes des questions que posent l&#8217;&#233;crit une fois qu&#8217;il traverse l&#8217;&#233;cran</p>
<p align="justify">D&#8217;un cot&#233;, nous avons le livre, avec l&#8217;auteur, le lecteur, le texte et l&#8217;organisation du codex en chapitre, paragraphes, pages. De l&#8217;autre, l&#8217;&#233;cran, le texte qui se fait hyper, et comme figures la dispersion, la fragmentation, la mosa&#239;que, la superposition de contenus h&#233;t&#233;rog&#232;nes ou h&#233;t&#233;roclites. </p>
<p align="justify">La lecture en est chamboul&#233;e non pas seulement parce que les motifs de distraction &#8211; on ne s&#8217; arr&#234;te pas assez souvent sur cette id&#233;e curieuse : la lecture doit &#234;tre s&#233;rieuse &#8211; sont nombreux. Il faut aussi prendre en compte que la lecture se m&#232;le &#224; l&#8217;&#233;criture : le texte est transvas&#233; dans d&#8217;autres espaces sociaux, index&#233;, sauvegard&#233;. La lecture solitaire et silencieuse qui &#233;tait la norme depuis Saint Augustin n&#8217;est plus de mise&#160; : liens syntaxiques de    <br />cause, d&#8217;opposition, de but, de cons&#233;quence et autres, mais aussi liens     <br />logiques, pragmatiques et de coh&#233;rence narrative. </p>
<p align="justify">Pour comprendre ces changements, nous avons derri&#232;re nous l&#8217;histoire. Lorsque Gutemberg invente l&#8217;imprimerie et fait du livre un objet de masse, la quantit&#233; de savoir explose exponentiellement. Pour , <strong>Douglas S. Roberston</strong>, nous sommes dans une situation comparable &#224; celle des contemporains de Gutemberg : nous serions sur le point de traverser <a href="http://www.amazon.fr/New-Renaissance-Computers-Level-Civilization/dp/0195121899">une nouvelle renaissance</a>. C&#8217;est une position int&#233;ressante, surtout si l&#8217;on prend en compte que la renaissance suppose que l&#8217;on en passe par la mort.</p>
<p align="justify">Nous voila donc dans des configurations qui peuvent nous sembler plus famili&#232;re : <a href="http://classiques.uqac.ca/classiques/freud_sigmund/malaise_civilisation/malaise_civilisation.html">le malaise dans la civilisation.</a> Ce que la culture secr&#232;te via le r&#233;seau <a href="http://www.lettres.uottawa.ca/vanden.html">Christian Vandendorpe</a> croise &#233;galement d&#8217;autres questions qui nous sont tout autant famili&#232;res : l&#8217;id&#233;e d&#8217;un &quot;espace de s&#233;duction&quot; donne a penser. Par exemple, il est possible que l&#8217;attention limit&#233;e que nous avons sur nos &#233;crans ne soient pas due &#224; la s&#233;duction mais &#224; l&#8217;horreur. </p>
<p align="justify">Si l&#8217;on prend en compte que le papier est une de nos mati&#232;res a penser, sa d&#233;mat&#233;rialisation ne manquera de provoquer quelques effets. Le simple passage du codex avec ses feuillets, son dos, le recouvrement des pages au fil de la lecture a une page sur un &#233;cran qui s&#8217;affiche, dispara&#238;t et maintenant se modifie au fil des commentaires et des publicit&#233;s influe sur nos pens&#233;e : ici les recouvrements, le temps qui passe avec un avant et un apr&#232;s, bref, l&#8217;organisation oedipienne et de l&#8217;autre&#8230; autre chose</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">A noter : le livre <a href="http://vandendorpe.org/papyrus/PapyrusenLigne.pdf">Du papyrus &#224; l&#8217;hypertexte est disponible int&#233;gralement en ligne</a>. [.pdf, 8.72 Mo]</p>
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		<title>L&#8217;aube de Neotron &#8211; Culture d&#8217;univers</title>
		<link>http://www.web-perlaboration.net/blog/laube-de-neotron-culture-dunivers</link>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 15:51:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann.leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[avatar]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[frank beau]]></category>
		<category><![CDATA[nick yee]]></category>
		<category><![CDATA[univers]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;aube de Neotron from videosfing on Vimeo. 
&#160;
Les bip-bip de Spoutnik I ont ouvert la porte de nouveaux univers. Il n&#8217;y a pas eu de Big Bang, ni de Grand Jour, mais une maturation lente et continue qui a conduit à ce que nous appelons aujourd&#8217;hui cyberspace, web, www ou Internet. Petit à petit, des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><embed src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=939605&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" width="400" height="300" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed><br /><a href="http://vimeo.com/939605">L&#8217;aube de Neotron</a> from <a href="http://vimeo.com/fing">videosfing</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>. </p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Les bip-bip de Spoutnik I ont ouvert la porte de nouveaux univers. Il n&#8217;y a pas eu de Big Bang, ni de Grand Jour, mais une maturation lente et continue qui a conduit à ce que nous appelons aujourd&#8217;hui cyberspace, web, www ou Internet. Petit à petit, des éléments disparates se sont en place : ici un protocole de communication, là une &laquo;&nbsp;<i>killer ap</i>&laquo;&nbsp;, plus loin un navigateur… donnant naissance à une série d’espaces inédits. Certains ont déjà disparu (BitNet, les Mud, les BBS…) d’autres survivent, d’autres encore sont colonisés (Usenet) mais quelque soit leur situation présente, le numérique est durablement implanté dans l’espace géographique. Ces nouveaux espaces ont été rêves par plus d’un – de Tim BERNERS-LEE, Ted NELSON à Doug ENGELBART en passant par Jorge Luis BORGES , Italo CALVINO ou William GIBSON – et c’est sans doute le génie d’une époque d’avoir fait se joindre si intimement des rêves personnels avec ce qu’une culture peut offrir.
<p align="justify">Ce sont ces espaces que Frank Beau et trente et un auteurs explorent dans Culture d&#8217;Univers. Le livre est déjà riche de textes mais il est accompagné d&#8217;un film réalisé par des étudiants de <strong>L&#8217;aube de Néotron </strong>est un documentaire de trente trois minutes présentant les grandes caractéristiques des mondes en ligne. Il a été réalisé par des étudiants de la promotion 2004 de <a href="http://www.hetic.net/">Hetic</a> (Aurélie Chaletet, Edouard Debrousse, Thomas Eveillau, Jean Gottar, Shimpei Matsuda). Le film est donc déjà ancien, mais il a bien résisté au temps, ce qui, dans les mondes numériques, est déjà un petit exploit en soi. </p>
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		<title>retour sur quelques questions. (Anne-Marie Perrier)</title>
		<link>http://www.web-perlaboration.net/blog/retour-sur-quelques-questions-anne-marie-perrier</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 20:30:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sillages]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment se représenter Internet ? Notre objet d’étude s’il est clair lorsqu’on pose le problème de l’identité numérique ou des evocative object reste en arrière fond pour moi  un objet d’étude plus large, oscillant entre NTIC, objet technique informatique (double : un processus mathématique implémenté dans une machine, ordinateur ou n’importe quel autre support et un réseau),  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--><span lang="FR">Comment se représenter Internet ? Notre objet d’étude s’il est clair lorsqu’on pose le problème de l’identité numérique ou des evocative object reste en arrière fond pour moi <span> </span>un objet d’étude plus large, oscillant entre NTIC, objet technique informatique (double : un processus mathématique implémenté dans une machine, ordinateur ou n’importe quel autre support et un réseau),<span>  </span>objet non-humain, <span> </span>culture, un mythe, espace de pouvoir,<span>  </span>et réalité économique. </span></p>
<p><span lang="FR">Ces diverses représentations impliquent de multiples questions : l’objet technique et les<span>  </span>relations entre l’homme et le non-humain, continuum nature – artefact, téléologiques( ingénierie informatique,décision, sélection, je ne crois pas, comme Bruno Latour ,à la neutralité de l’objet technique), épistémologiques ( qu’est-ce que la pensée informatique ?), économiques (impensé), politiques( dispositif panopticum), sociologiques (entre autres éducation ), et bien entendu interrogations psychanalytiques( effets d’identité…et je cite aussi l’argument du groupe : «  <em>Ces nouvelles variétés de liens qui n’ont jamais existé auparavant peuvent enrichir une clinique psychanalytique qu’il semble nécessaire d’élaborer » !)</em></span></p>
<p><span lang="FR">D’abord c’est une technologie non pas nouvelle mais très ancienne ! pour moi parmi les nouvelles technologies en gestation, le NBIC, c’est plûtot le NBC qui va être déterminant …( mais ce présent/futur, je crois qu’il n’offre <span style="text-decoration: underline;">aucun intérêt</span> <span style="text-decoration: underline;">direct</span> pour le séminaire mis à part savoir qu’il existe potentiellement.) Je souscris pleinement aux propos de Yann Réponses aux questions de Télérama): « <em><span>Il faut arrêter de parler de nouvelles technologies ! L&#8217;internet a bientôt 40 ans ! 14 ans si l&#8217;on prend comme date de naissance <span><span style="text-decoration: underline;"><span>le message annonçant le web de Tim Berners Lee posté sur Usenet</span></span></span> ! Et même le web 2.0 est basé sur des technologies qui ont déjà une dizaine d&#8217;années ! »</span><span class="icsw1"><span></span></span></em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"><span> </span>Internet a donc une histoire à plusieurs dimensions mais d’abord «technique<strong> »</strong>, lorsque j’évoquais cette histoire au dernier séminaire ou bien la programmation à sa base comme à celle de l’informatique en général, « très humaines » c’est à cela que je pensais. Je lisais hier dans Sloterdjik « Ni le soleil ni la mort » la phrase suivante «ce sont les ingénieurs et non les herméneuticiens qui font le monde », ingénieurs souvent au service de l’art militaire…Une « déshistoricisation » de l’objet réseau équivaudrait à valider une mythification en lieu et place d’une réflexion sur l’histoire des techniques. Le problème est d’ailleurs le même pour toutes les « machines » ! </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Pour relier l’objet « Internet » au problème du statut d’impensé du « technique » dans la culture, je pense au <em>Mode d’existence des objets techniques</em><strong> :</strong> le texte de G. Simondon qui a été le premier (1958) à<span>  </span>réveiller les philosophes et autres penseurs contempteurs de la technique, ignorants des milieux humains et non humains!  Je cite : «  <em>Cette étude est animée par l&#8217;intention de susciter une prise de conscience du sens des objets techniques. La culture s&#8217;est constituée en système de défense contre les techniques; or, cette défense se présente comme une défense de l&#8217;homme, supposant que les objets techniques ne contiennent pas de réalité humaine (Simondon; 1989: 9). »</em> Simondon se penche non seulement sur la technophobie, mais aussi sur l&#8217;idolâtrie de la machine qui sont des traits de l&#8217;état de la société technologisée qui sont présentés par lui comme objectifs : «  <em>L&#8217;évolution de la technique et de la culture à des vitesses complètement différentes crée un état de déséquilibre qui est la source de l&#8217;aliénation de l&#8217;homme. La culture se trouvant dépassée par la réalité technique a de la difficulté à assurer son rôle de médiateur et d&#8217;intégrateur entre l&#8217;homme et son milieu. sans contestation possible et de façon évidemment péjorative</em> » </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">La culture entraînerait l&#8217;humain à adopter envers la technologie deux attitudes contradictoires: soit qu&#8217;il l&#8217;appréhende comme un simple ustensile, soit qu&#8217;il la dote d&#8217;intentions, bonnes ou mauvaises. Pour remédier à cette situation, la culture doit prendre conscience de la réalité humaine qui réside dans la réalité technique. Et cela ne peut se concrétiser qu&#8217;avec l&#8217;aide de la philosophie qui jouera son rôle d&#8217;intégrateur et de réparateur de la rupture entre la culture et la technique. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Pour saisir la portée philosophique de l&#8217;existence des objets techniques, Simondon propose une interprétation génétique généralisée des rapports de l&#8217;homme au monde. &laquo;&nbsp;<em>Un objet technique abstrait est la traduction en matière d&#8217;un ensemble de notions et de principes scientifiques séparés les uns des autres en profondeur et rattachés seulement par leurs conséquences qui sont convergentes pour la production de l&#8217;effet recherché Cet objet technique primitif n&#8217;est pas un système naturel physique, il est la traduction physique d&#8217;un système intellectuel Pour cette raison il est une application ou un faisceau d&#8217;applications, il vient après le savoir et ne peut rien apprendre. Il ne peut être examiné inductivement comme un objet naturel car il est très précisément artificiel&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">&laquo;&nbsp;<em>L&#8217;objet technique concret c&#8217;est- à- dire évolué se rapproche du mode d&#8217;existence des objets naturels, il tend vers la cohérence interne, vers la fermeture du système des causes et des effets qui s&#8217;exerce a l&#8217;intérieur de son enceinte et de plus incorpore une partie du monde naturel qui intervient comme condition de fonctionnement et ainsi fait partie du système<span>  </span>des causes et des effets Cet objet en évoluant perd son caractère d&#8217;artificialité</em>&laquo;&nbsp;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoBodyText"><span lang="FR">&laquo;&nbsp;<em>L&#8217;artificialité d&#8217;un objet réside dans le fait que l&#8217;homme doit intervenir pour maintenir cet objet dans l&#8217;existence en le protégeant contre le monde naturel en lui donnant un statut a part d&#8217;existence. L&#8217;artificialité n&#8217;est pas une caractéristique dénotant l&#8217;origine fabriquée de l&#8217;objet par rapport a la spontanéité productrice de la nature L&#8217;artificialité est ce qui est intérieur à l&#8217;action artificialisante de l&#8217;homme que cette action intervienne sur un objet naturel ou sur un objet entièrement fabriqué</em>&laquo;&nbsp;</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoBodyText"><span lang="FR">Un animal domestique est donc un objet vivant construit ! Simondon appelle concrétisation technique le processus par lequel &laquo;&nbsp;<em>l&#8217;objet primitivement</em> <em>artificiel</em> &laquo;&nbsp;l&#8217;objet technique abstrait donc &laquo;&nbsp;<em>devient de plus en plus semblable à l&#8217;objet naturel. Cet objet avait besoin au début d&#8217;un milieu régulateur le labo, l&#8217;atelier l&#8217;usine, peu a peu il gagne en concrétisation il devient capable de se passer du milieu artificiel car sa cohérence interne s&#8217;accroit, sa systématique fonctionnelle se ferme en s&#8217;organisant. ..C&#8217;est sa relation aux autres objets techniques ou naturels qui devient régulatrice et permet l&#8217;auto -entretien des conditions du fonctionnement. Cet objet n&#8217;est plus isolé ,il s&#8217;associera d&#8217;autres objets ou se suffit à lui même alors qu&#8217;au début, il était isolé et hétéronome</em></span></p>
<p class="MsoBodyText"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">On aurait : trois types de milieux, trois types d&#8217;objets construits(vivants ou non vivants).avec </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<ul type="circle">
<li class="MsoNormal"><span lang="FR">milieu      régulateur (labo, atelier prototype, objet expérimental) que Simondon      appelle <em>objet technique abstrait</em> </span></li>
</ul>
<ul type="circle">
<li class="MsoNormal"><span lang="FR">milieu      associé <em>objet technique proprement dit</em> qui tout concret qu&#8217;il soit      nécessite toujours une activité de contrôle humain sur le milieu associé.</span></li>
<li class="MsoNormal"><span lang="FR">milieu      extérieur naturel on aurait <em>l&#8217;objet vivant construit</em> pour lequel      milieu associé et milieu extérieur naturel seraient une seule et même réalité</span></li>
</ul>
<p><span lang="FR">Dans le même sens, B.Latour dans <em>La politique de la nature</em> propose aussi d’offrir aux non-humains une participation démocratique !</span></p>
<p><span lang="FR">J’en tire plusieurs conséquences :</span></p>
<p><span lang="FR"><span>o<span>   </span></span></span><span lang="FR">Toute étude de cet objet requiert, il me semble, d’intégrer le point de vue très concret des visées technologiques de l’ingénieur : décision, sélection. La visée téléologique est évidente par exemple dans les OGM, chaque « bricolage génétique » est une sélection opérative (éliminer tel parasite etc…)Il est tellement facile de « naturaliser » l’objet technique qu’on tombe dans l’illusion du Deus ex machina !</span></p>
<p><span lang="FR"><span>o<span>   </span></span></span><span lang="FR">La prise en compte de la création intellectuelle du génie logiciel, du système, du réseau…de la visée intégrative progressive de tous les savoirs et savoir faire humains dans des progiciels logiciels et autres serveurs me semblent indispensables au moins en arrière fond de toute étude<span>  </span>d’un objet web ou jeu vidéo…. La référence à une véritable épistémologie de l’informatique présentant les métaprescriptions qui régissent les différents domaines et applications. (quels textes ? qui les écrit ? des philosophes ? des scientifiques ?)</span></p>
<p><span lang="FR"><span>o<span>   </span></span></span><span lang="FR">La grande révolution m’est-elle pas celle du savoir, la disparition de tout « métier » (exemple le problème du journalisme) et donc du politico-économique et non celle de la communication ?</span></p>
<p><span lang="FR">Est-ce qu’on aurait par là des garde fous pour ne pas sombrer dans le piège d’une pensée magique technophile ou technophobe ?Comme le rappelle M.Puech (Homotechnologicus) la technique n’est ni bonne ni mauvaise ni neutre<span>  </span>En fait seule la réflexion sur cet objet devrait l’être !</span></p>
<p><span lang="FR">D’autre part, Internet peut –il être étudié comme dispositif panopticuum, dispositif économique, avec les impacts sociaux (et identitaires) qui en résultent. Ce dernier point de vue me semble indispensable lorsqu’on aborde des descriptions comme celles de Marc Prensky ou des concepts comme digital natives ou digital migrant….Le problème d’Internet comme dispositif technoscientifique induisant l’universalisation d’une économie de l’information, de l’opinion avec son support technicopolitique : la traçabilité des identités et des comportements. Ici encore, j’adhère pleinement aux propos de YL répondant aux questions de Telerama « <em>Comme dispositif, Internet n&#8217;échappe pas à la question du pouvoir. Il est la continuation de la lente intériorisation des dispositifs de surveillance telle que la décrit Foucault dans <span><span style="text-decoration: underline;"><span>Surveiller et Punir</span></span></span>. Mais au <span><span style="text-decoration: underline;"><span>panoptique</span></span></span> vertical de Bentham, Internet substitue un panoptique horizontal et généralisé : chacun surveille son voisin. Autre différence, là ou le panoptique se donnait a voir comme dispositif de surveillance et de punition, Internet, surtout dans sa version web 2.0, se présente sous des aspects bien plus séducteurs. Mais un pouvoir, même séducteur, reste un pouvoir. La question, pour moi, n&#8217;est pas celle d&#8217;un rapport au virtuel, mais d&#8217;un rapport au pouvoir. Google, avec les informations de santé publique que recèle ses serveurs détient un pouvoir. Qu&#8217;allons nous en faire ? Qu&#8217;allons nous faire de la montée des nouvelles puissances comme Google, Youtube, Facebook et le déclin de nos Etats dans les sphères de l&#8217;éducation et de la santé ? »</em></span></p>
<p><span lang="FR">Comme B.Stiegler, je ne crois ni au virtuel ni à l’immatériel, au contraire il s’agit d’hypermatérialisation, et le virtuel est un leurre : « <em>la transformation de tout en informations en états de matière par l’intermédiaire de matériels et d’appareils contrôlables.</em> »Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas les câbles qu’ils n’existent pas ! De la même façon une activité de mon cerveau va être matérialisée dans un enregistrement numérique. Pour B. Stiegler ces « <em>dispositifs hypermatériels permettent de développer ce que l’on pourrait appeler les technologies d’un psychopouvoir sans équivalent dans l’histoire »<a name="_ftnref" href="#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span>[1]</span></span></a></em>Si l’on s’attache à l’inédit de ce qui nous modifie, on ne peut pas ne pas s’attacher à l’inédit du dispositif, en particulier autour de l’iden</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Pour conclure, je crois que je dois être comme l’écrit Sloterdjick une « boarder liner » de l’humanisme à toujours chercher des a priori du « sens » là où il faut se laisser guider <span> </span>d’abord par la pratique….</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<div>
<hr size="1" />
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn1" href="#_ftnref"><span class="MsoFootnoteReference"><span lang="FR"><span>[1]</span></span></span></a><span lang="FR"> Economie de l’hypermaté&amp;riel et psychopouvoir »B.Stiegler</span></p>
</div>
</div>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<item>
		<title>Quelques réflexions après notre réunion de février 2009.</title>
		<link>http://www.web-perlaboration.net/blog/quelques-reflexions-apres-notre-reunion-de-fevrier-2009</link>
		<comments>http://www.web-perlaboration.net/blog/quelques-reflexions-apres-notre-reunion-de-fevrier-2009#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 16:13:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean-baptiste roux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sillages]]></category>

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		<description><![CDATA[
En contrepoint du texte « logique des réseaux, le réseau et le soi » in «  Homo Sapiens Technologicus »de Michel Puech. 
La psychanalyse nous montre l’importance de la fonction de tiers. Dans la relation fusionnelle de la mère à son enfant, le père intervient dans une place tierce qui permettra à l’infans de sortir de la dyade qu’il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">En contrepoint du texte « logique des réseaux, le réseau et le soi » in «  Homo Sapiens Technologicus »de Michel Puech. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">La psychanalyse nous montre l’importance de la fonction de tiers. Dans la relation fusionnelle de la mère à son enfant, le père intervient dans une place tierce qui permettra à l’infans de sortir de la dyade qu’il construit avec sa mère. Toutes les fonctions humaines s’articulent autour de ce schéma que Freud a élaboré à partir du mythe d’ Œdipe.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">La tierceïté, condition essentiellement humaine, est la pierre angulaire de tous les processus de symbolisation et de culture. Cette condition se trouve fortement interrogée par les technologies informatiques qui révolutionnent tous les domaines de la pensée et de la culture qui jusqu’à présent s’appréhendaient sur un mode « diachronique ». Le commerce s’est développé comme une articulation entre un système de production et un système de diffusion. Hermès, le messager des dieux est aussi le dieu du commerce.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">On retrouve l’importance des figures des messagers dans toutes les cultures. Les anges, l’archange annonciateur Gabriel, la vierge Marie, Mahomet le prophète sont des personnages dont la fonction est d’établir un trait d’union entre les dieux et les humains. Même Dieu le père a envoyé son fils pour délivrer son message. Les cultures se sont construites sur l’impérieuse nécessité de ces figures d’intercession. Tout ne peut se passer, ni dans le même temps, ni sur le même plan. Il y a une nécessité de différenciation, de discrimination qui définissent des entités séparées.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Effet, cause, interaction ou émergence simultanée, il semble s’opérer aujourd’hui un réel changement  dans les modes de fonctionnement liés à la pratique du réseau qui tendent à réduire la place des fonctions tierces. Comme si les opérations analogiques cédaient le pas aux opérations digitales.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Si le web n’est pas l’unique artisan de ce mouvement binaire, probablement y prend-il part.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Aujourd’hui une partie des échanges humains dépend d’une pratique du réseau dont le mode de fonctionnement ne répond plus aux repères ancestraux. Comment allons nous vivre cela ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span lang="FR">&nbsp;&raquo; Jusqu&#8217;à présent, l&#8217;opinion était toujours médiatisée par la presse ou les sondages. Internet, c&#8217;est l&#8217;opinion immédiate. Ce n&#8217;est pas un media, c&#8217;est une forme sociale</span></em><span lang="FR">&laquo;&nbsp;. (Pierre Rosanvallon in Libé du 31 Janvier 2009.)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Le réseau modifie la notion de médiation, abolit les hiérarchies entre les savoirs, et favorise l’autogestion des rapports humains.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Sa pratique nous offre de grandes satisfactions. L’immédiateté des échanges par mail induit de nouvelles attentes, nouvelles exigences, mais également des positions psychiques modifiées dans la mesure même où le facteur temps ne permet plus la  même distance. Ces nouvelles donnes par exemple rendent la pratique de l’humour beaucoup plus délicat et a nécessité l’invention des smiley.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Les réseaux sociaux sur lesquels on peut consigner, au vu d’un grand nombre, chacun de ses mouvements affectifs permettent de s’assurer un lectorat arborescent, l’intimité se livre et les réactions émotives et affectives se vivent d’une façon frontale qui peut verser dans une logique d’emprise et d’intrusion. La notion d’intimité est appelée à se redéfinir, celle de responsabilité aussi dans ce monde où le pseudo est la règle et où voir sans être vu est l’habitude.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">On pourrait croire que ce modèle de <em>« démocratie électronique » </em>(Puech) est porteur d’une plus grande liberté, dans la mesure où la disparition des intermédiaires peut nous libérer d’un excès de bureaucratie et nous placer, tous, à un niveau d’égalité.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Cependant l’accès à l’information, s’il est pour le moins pléthorique nécessite, pour ne pas se perdre, une solide structuration des  idées et peut tendre à  renforcer des inégalités culturelles.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">De même la disparition progressive des passeurs que sont les journalistes n’accentue-t-il pas les inégalités sociales?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">On pourrait également s’interroger sur les conséquences des pratiques du piratage artistique proposé par les plates-formes « peer to peer ». Si elles affaiblissent les riches structures d’édition classiques, leurs effets ne renforcent-ils pas la culture des extrêmes en marginalisant l’émergence des nouvelles créations plus fragiles ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Ainsi cette <em>« désintermédiation »</em> (Puech), c’est-à-dire la disparition des intermédiaires ancestraux, peut favoriser des modes de fonctionnement binaires et s’avérer potentiellement délétère.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> J’aime lire les analyses des journalistes de Libé et du Monde, journaux qui sont appelés à disparaître au profit des gratuits qui relaient sans aucune distance les dépêches de l’AFP.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">J’aime l’idée, non rentable, qu’une société puisse permettre à ses intermittents du spectacle de vivre, en étant, momentanément dans un clair-obscur.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">La disparition des tiers tend à favoriser le développement d’une pensée ultralibérale avec un renforcement des extrêmes au détriment des chemins buissonniers.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">La démocratie athénienne faisait sa vérité de la pluralité des opinions et gouvernait donc dans une position « méso ». Il était fait à chaque homme l’obligation et la responsabilité de parler et de prendre parti (parrhésia). Sinon il était exclu de ses droits civiques.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Restons vigilants à l’exigence humaine d’Eschyle « ni esclave, ni sujet d’un autre homme ».</span></p>
<p class="MsoNormal">Jean-Baptiste Roux</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>Réunion du 16 octobre 2008 : Bottom up, ou les nanotechnologies existent-elles ?</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Oct 2008 07:49:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sandra</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ La course à l’infiniment petit : ce texte anonyme nous en dépeint les inquiétudes qui s’y rattachent, mais aussi les rivalités qui s’y développent. Nous est donc présenté le conflit entre l’ingénieur E. Dexler et le chimiste R Smalley (prix Nobel 1996). Le premier propose la méthode Bottom up (qui consiste à pratiquer toutes les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;"><span> </span>La course à l’infiniment petit : ce texte anonyme nous en dépeint les inquiétudes qui s’y rattachent, mais aussi<span> </span>les rivalités qui s’y développent. Nous est donc présenté le conflit entre l’ingénieur<span> </span>E. Dexler et le chimiste R Smalley (prix Nobel 1996). Le premier propose la méthode Bottom up (qui consiste à pratiquer toutes les combinaisons possibles au niveau atomique en vue de construire des nano robots programmables tels des « assembleurs moléculaires », et voir ce qu’il en ressort), tout en prenant en considérations les aspects éthiques de cette avancée. Le second minimise les risques d’autoréplication sauvage de ces assembleurs moléculaires, ironisant même sur la question, pour y voir une libération des maux la société.</span></span></p>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;"><span> </span>Il ne s’agit donc plus de remettre en question l’existence des nanotechnologies au regard de ce texte, ou encore au travers du projet <em>Nanobio</em> du CEA de Grenoble ; il ne s’agit pas non plus de fantasmer un état des lieux catastrophique où l’invention nous échapperait. Cependant, on peut soupçonner une avancée potentielle des connaissances si l&#8217;on considère l’investissement énorme (notamment aux USA) fait autour de ces nouvelles technologies, même si elles ne sont pas encore mises à disposition du grand public.</span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;"> </span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;"><span> </span>Puisque notre démarche est d’articuler ces aspects à la psychanalyse, ce texte nous amène à une première interrogation : <strong>« Comment psychiser les nano robots ? »</strong></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;"><span> </span>Dans une application médicale, le lien avec les patients porteurs de prothèses se fait spontanément. Dès lors, le travail psychique autour de la différenciation soi/ non soi se trame, le corps étranger étant alors porteur d’un imaginaire de l’androïde. </span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Le corps occupe une place tout à fait importante dans la construction identitaire, puisque se penser passe par la psychisation du corps (P. Aulagnier). Sachant qu’une représentation du corps est nécessairement contextualisée <span> </span>historiquement, on peut se faire la réflexion qu’une évolution de nos connaissances anatomiques (entre autres), aurait une influence sur nos projections. D’après les diverses expériences cliniques, il semble que cela affecte peu la structure des fantasmes (ou délires) en raison d’un investissement du corps érotique (relation au corps de l’autre et corps social), et non du corps anatomique.</span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;"> </span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;"><span> </span>Ceci nous amène à questionner la place de la psyché : <strong>« Qu’est-ce que l’identité d’un point de vue psychique ? Est-ce qu’avec les nanotechnologies la relation à l’autre et le narcissisme vont changer ? Cela va-t-il entrainer un repositionnement de la psychanalyse ? »</strong></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">On constate que l’infiniment petit est porteur d’imaginaire et de peurs, incarnés par les nano robots en cela qu’ils ne sont pas vivants tout en mimant le vivant. Ces créations nous conduiront à de probables bouleversements dans la distinction du vivant/ non vivant, phénomène qu’on retrouve dans bien des domaines aujourd’hui. En biologie on observe des changements taxonomiques du règne végétal au minéral et du végétal à l’animal, en psychopathologie avec la catégorie  d’ « état limite » ou borderline on fait aveu d’une insatisfaction des définitions passées pour rendre compte de la complexité des individus,<span> </span>enfin, en soin médico-légal <span> </span>la définition de mort clinique est progressivement remise en question par les cas de NDE (Near Death Experience) qui ont amené des chercheurs à enregistrée l’EEG pendant les opérations et après alors que la réanimation a échoué.</span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Cette réflexion épistémologique quant à le « légitimité » des catégories a déjà été menée par I. Hacking dans son ouvrage <em>l’Ame pré-écrite</em>, où il analyse et critique l’évolution des catégorisations des maladies mentales au cours de l’histoire.</span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">En bref, les nanotechnologies tout comme les réflexions qu’on peut faire sur la construction de nos classifications nous poussent à accepter la redéfinition perpétuelle de nos concepts et de nos cadres théoriques. </span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Cette question des définitions conduit à la notion de construction du réel, mais penser le réel renvoie à un débat philosophique qu’il serait prétentieux de résumer en quelques lignes. Notons simplement l’affrontement entre le réalisme qui postule qu’on atteint la réalité par nos concepts (donc la réalité est préalable à la pensée), et le constructivisme social qui postule qu’on construit le réel par nos concepts (donc pas de réalité préalable à la pensée), en relation avec la fonction performative du langage développée par Austin.</span></div>
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