<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Web Perlaboration &#187; Non classé</title>
	<atom:link href="http://www.web-perlaboration.net/blog/category/non-classe/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.web-perlaboration.net/blog</link>
	<description>Internet, culture et psychanalyse</description>
	<lastBuildDate>Sat, 28 May 2011 18:03:55 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.2</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Serresky</title>
		<link>http://www.web-perlaboration.net/blog/serresky</link>
		<comments>http://www.web-perlaboration.net/blog/serresky#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 May 2011 14:37:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann.leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.web-perlaboration.net/blog/serresky</guid>
		<description><![CDATA[Nous voilà face à un texte à peu près équivalent à celui de Marc Prensky [Digital natives, digital immigrants ] , excepté la qualité d’écriture et la sobriété du « philosophe »…
Thème : l’enseignement d’aujourd’hui et les Petits (Poucette et Poucet) autrement dit Digital natives et âge de la pierre   Thèse : la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Nous voilà face à un <a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/05/eduquer-au-xxie-siecle_1488298_3232.html">texte</a> à peu près équivalent à celui de Marc Prensky [<a href="http://www.marcprensky.com/writing/prensky%20-%20digital%20natives,%20digital%20immigrants%20-%20part1.pdf">Digital natives, digital immigrants</a> ] , excepté la qualité d’écriture et la sobriété du « philosophe »…</p>
<p align="justify">Thème : l’enseignement d’aujourd’hui et les Petits (Poucette et Poucet) autrement dit Digital natives et âge de la pierre   <br />Thèse : la mutation de l’humain (diachronite aigue)    <br />Développement:    <br />1-la crevasse et le nouvel humain (idem chez Prensky)    <br />2-la rupture historique, la révolution du savoir (plus large que chez Prensky centré sur le    <br />numérique)    <br />3-l’enseignement comme âge de pierre (=Prensky )    <br />4-mettre les dinosaures à la retraite (plus élégamment dit que chez Prensky)    <br />5-les coupables (philosophes) ( ah! un nouveau bouc émissaire !)</p>
<p align="justify">Petit copié/collé illustratif :   <br />Sans que nous nous en apercevions, un nouvel humain est né, pendant un intervalle bref, celui qui nous sépare des années soixante-dix. Il ou elle n’a plus le même corps, la même espérance de vie, ne communique plus de la même façon, ne perçoit plus le même monde, ne vit plus dans la même nature, n’habite plus le même espace. C’est une crevasse si large et si évidente….”</p>
<p align="justify">Rarissimes dans l’histoire, ces transformations, que j’appelle hominescentes, créent, au milieu de notre temps et de nos groupes, une crevasse si large et si évidente que peu de regards l’ont mesurée à sa taille, comparable à celles visibles au néolithique, à l’aurore de la science grecque, au début de l’ère chrétienne, à la fin du Moyen Age et à la Renaissance./Sur la lèvre aval de cette faille, voici des jeunes gens auxquels nous prétendons dispenser de l’enseignement, au sein de cadres datant d’un âge qu’ils ne reconnaissent plus : bâtiments, cours de récréation, salles de classes, amphithéâtres, campus, bibliothèques, laboratoires, savoirs même… cadres datant, dis-je, d’un âge et adaptés à une ère où les hommes et le monde étaient ce qu’ils ne sont plus.Ce changement si décisif de l’enseignement – changement répercuté sur l’espace entier de la société mondiale et l’ensemble de ses institutions désuètes, changement qui ne touche pas, et de loin, l’enseignement seulement, mais   <br />aussi le travail, les entreprises, la santé, le droit et la politique, bref, l’ensemble de nos institutions – nous sentons en avoir un besoin urgent, mais nous en sommes encore loin.</p>
<p align="justify">Probablement, parce que ceux qui traînent, dans la transition entre les derniers états, n’ont pas encore pris leur retraite, alors qu’ils diligentent les réformes, selon des modèles depuis longtemps effacés. Enseignant pendant un demi-siècle sous à peu près toutes les latitudes du monde, où cette crevasse s’ouvre   <br />aussi largement que dans mon propre pays, j’ai subi, j’ai souffert ces réformes-là comme des emplâtres sur des jambes de bois, des rapetassages ; or les emplâtres endommagent le tibia, même artificiel : les rapetassages déchirent encore plus le tissu qu’ils cherchent à consolider</p>
<p align="justify">Pourquoi ces nouveautés ne sont-elles point advenues ? Je crains d’en accuser les philosophes, dont je suis, gens qui ont pour métier d’anticiper le savoir et les pratiques à venir, et qui ont, ce me semble, failli à leur tâche. Engagés dans la politique au jour le jour, ils n’entendirent pas venir le contemporain.   <br />Si j’avais eu à croquer le portrait des adultes, dont je suis, ce profil eût été moins flatteur.</p>
<p align="justify">Ce texte, comporte pour moi, (pardonnez cette impertinence !) le même défaut que celui de Prensky : l’ hypostase…   <br /><strong>Première hypostase :</strong> Qui sont ces Petits auxquels on enseigne, ces enseignants (vieux), ces philosophes? De quoi et de qui Michel Serres parle-t-il ? De la fille d’une de mes amies qui est inscrite à Sciences Po Paris par exemple, des élèves des classes prépa à Montaigne ( qui réclamaient des livres à lire, des cours supplémentaires à une autre amie enseignante l’an dernier)ou du décrocheur moyen de Seine Saint Denis? Selon le cas, élite ou masse, la compétence linguistique, l’usage et la place de ces technologies qui impressionnent tant notre bon philosophe ne sont pas les mêmes…La fameuse « crevasse » à mon avis n’est pas entre l’avec ou sans Ipad , l’avec ou sans    <br />Wikipédia, mais entre les « héritiers » et les autres…L’élite aura toujours accès à l’héritage, à la mémoire et à l’histoire.    <br />Le vrai changement c’est que désormais la masse soit convaincue que le problème de l’ « accès » au&#160; « savoir » est résolu par la technologie. Plus besoin de Bourdieu…Exit le politique…Incroyable tour de passe passe de la persuasion marchande : pour 500 euros tout le savoir dans votre poche et bientôt sur la rfid…    <br /><strong>Seconde hypostase :</strong> la révolution, la rupture, la transformation magique du monde! J’ai l’impression en lisant ces textes d’entendre les ratiocinations des années 70 avec le premier pas sur la lune « Ma bonne dame, c’est la fin du monde ! »). Rien n’arrive ex nihilo, le casque virtuel était au point en 1966 etc…L’important, à mon avis , c’est plutôt de comprendre les liens, les enchaînements, les intentions , la multiplicité des facteurs. Psalmodier la rupture n’apporte rien. Passer d’une logique de la crevasse à une logique de la fissure, soyons un peu « chinois » et considérons que le réel est un procès continu, interaction de facteurs…</p>
<p align="justify"><strong>Troisième hypostase :</strong> les vieux « qui concoctent les réformes et n’ont pas pris leur retraite ». Comme les autres, c’est un cache misère . Supposer que c’est l’âge de Darcos, de Chatel ou des conseillers qui sont derrière eux, qui explique l’absence de réforme, c’est vraiment faire preuve d’une très courte vue…    <br />L’absence de réforme a une seule cause : économique !Quel ministre pourrait décider de l’adaptation d’horaires à la carte, de la création de petits groupes d’élèves (au dessus de 14 , l’enseignement n’a pas d’efficacité) , de l’informatisation totale des établissements (salles de pilotage informatique&#160; <br />postes reliés à celui de l’enseignant qui depuis son propre poste peut intervenir sur le travail de chacun, coût 10000 euros + maintenance technicien), de la création d’activités périscolaires?    <br />Par conséquent, la seule solution rationnelle (du point de vue ultra libéral ) est de « laisser faire laisser pourrir » afin que le système s’auto-détruise. L’élite a toujours trouvé le chemin de l’école privée où les conditions d’enseignement sont une garantie contre le décrochage scolaire…Dans ce cas deux boucs émissaires :les syndicats et les vieux enseignants…</p>
<p align="justify"><strong>Quatrième hypostase</strong> : le jeune comme alien. « Il ou elle n’a plus le même corps, la même espérance de vie, ne communique plus de la même façon, ne perçoit plus le même monde, ne vit plus dans la même nature, n’habite plus le même espace. »</p>
<p align="justify">Bien sûr, mais ses parents et son prof aussi! Par exemple , il suffit de passer un quart d’heure dans une salle des profs pour savoir que Ryanair a fait du Radjastan, du Tibet, de Sanghai , de New York la banlieue de Bordeaux…Le même enseignant dans les années 70 préparait son van pour deux mois   <br />de voyage en Afganistan…Est-ce que le prof n’a pas de GPS dans sa voiture ? Continue-t-il à la carte Michelin ? Quant à la nature , la forêt des Landes a été créée au 19ème siècle, ça changeait rudement avec avant….Et inversement, le jeune surfeur d’Hossegor en 2011 a-t-il une vision du monde si différente    <br />de celui des années 70?</p>
<p align="justify">Comme Prensky , Serres pense que la discrimination est un mode de pensée performant…. Quant au mea culpa du philosophe…Pour le coup , Serres se croit à Athènes du temps de Platon et du philosophe roi à moins qu’il ne se prenne pour Voltaire ?…</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.web-perlaboration.net/blog/serresky/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>RiP : Remix Manifesto</title>
		<link>http://www.web-perlaboration.net/blog/rip-remix-manifesto</link>
		<comments>http://www.web-perlaboration.net/blog/rip-remix-manifesto#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Jun 2010 07:18:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann.leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.web-perlaboration.net/blog/rip-remix-manifesto</guid>
		<description><![CDATA[RiP : Remix Manifesto est un documentaire de Brett Gaylor dans lequel il interroge la notion de droit d’auteur. Le titre du documentaire joue sur l’oraison funèbre (Rest In Peace) et le processus qui permet de traduire un disque en données numériques (to rip). Dans les mondes numérique, l’original n’existe pas.&#160; Par ailleurs, ils poussent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">RiP : Remix Manifesto est un documentaire de Brett Gaylor dans lequel il interroge la notion de droit d’auteur. Le titre du documentaire joue sur l’oraison funèbre (Rest In Peace) et le processus qui permet de traduire un disque en données numériques (to rip). Dans les mondes numérique, l’original n’existe pas.&#160; Par ailleurs, ils poussent à leur comble les figures du mélange, de la superposition, de l’accumulation et de la sélection, du filtre, du crible. Peut on encore, dans ces conditions, maintenir la notion d’auteur telle quelle ?</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p><embed src="http://media1.nfb.ca/medias/flash/ONFflvplayer-gama.swf" width="516" height="337" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="mID=IDOBJ14413&#038;bufferTime=10&#038;width=516&#038;height=337&#038;image=http://media1.nfb.ca/medias/nfb_tube/thumbs_large/2010/Rip-tv-big.jpg&#038;showWarningMessages=false&#038;streamNotFoundDelay=15&#038;lang=en&#038;getPlaylistOnEnd=true&#038;playlist_id=REL179&#038;embeddedMode=true"></embed></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.web-perlaboration.net/blog/rip-remix-manifesto/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>A propos de l&#8217;art numerique</title>
		<link>http://www.web-perlaboration.net/blog/a-propos-de-lart-numerique</link>
		<comments>http://www.web-perlaboration.net/blog/a-propos-de-lart-numerique#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 15:57:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann.leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.web-perlaboration.net/blog/a-propos-de-lart-numerique</guid>
		<description><![CDATA[L’origine du monde. Lacan aimait ce tableau de Gustave Courbet et il en avait fait l’acquisition. L’art numérique s’ouvre sur une autre version de l’œuvre numérique. Elle est instantanément reconnaissable, et pourtant, elle est différente.

La prochaine réunion du groupe de travail&#160; Internet, psychanalye et culture sera consacrée à des échanges autour de L’art numérique Comment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img style="display: inline; margin-left: 0px; margin-right: 0px" alt="http://www.decitre.fr/gi/21/9782081225121FS.gif" align="left" src="http://www.decitre.fr/gi/21/9782081225121FS.gif" /><em>L’origine du monde. Lacan aimait ce tableau de Gustave Courbet et il en avait fait l’acquisition. <strong>L’art numérique </strong>s’ouvre sur une autre version de l’œuvre numérique. Elle est instantanément reconnaissable, et pourtant, elle est différente.</em></p>
<p align="justify"><em></em></p>
<p align="justify">La prochaine réunion du groupe de travail&#160; <strong>Internet, psychanalye et culture </strong>sera consacrée à des échanges autour de <strong>L’art numérique Comment la technologie vient au monde de l’art.</strong> Le livre de <strong>Edmond Couchot</strong> et <strong>Norbert Hillaire</strong> est sorti tout juste des presses et vient fort à propos nourrir notre réflexion sur les mondes et les matières numériques.</p>
<p align="justify">Il est toujours&#160; intéressant de garder un œil sur les arts. Les artistes mettent souvent en lumière en quelques traits ce que les sciences humaines approchent péniblement en quelque épais volumes. Sur le numérique, ils ont sans aucun doute beaucoup a dire. Plus exactement ils ont beaucoup à être écoutés</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">L’introduction de <strong>L’art numérique </strong>est très prometteuse. Elle pointe que numérique a infiltré tous les arts, des arts visuels à la littérature en passant par les arts vivants jusqu’aux jeux vidéo. Cette colonisation a commencé il y a une quarantaine d’année et a ses écoles, ses centres de recherche et surtout ses utilisateurs dont certains n’ont de cesse de <em>détourner</em> les dispositifs numériques. Certaines formes d’art numérique sont endémiques aux mondes numériques : elles n’appartiennent qu’a eux, et ne sont possible que dans ces lieux. Ainsi, si un ordinateur peut <em>imiter </em>n’importe quel instrument de musique, il permet également de produire des effets qui sont inimitables comme dialoguer avec son utilisateur. il est “<em>interactif, conversationnel, participatif, collaboratif</em>”&#160; Mais malgré son extension, l’art numérique reste encore boudé par les élites et c’est un des objectifs du livre que de faire sortir l’art numérique de l’anonymat ou l’indifférence dans lequel il est maintenu</p>
<p align="justify">Il est un mot qui apparait dès l’introduction et qui me semble être la figure non seulement des arts numériques, mais du numérique dans son ensemble. C’est celui d’<strong>hybridation.</strong> On peine à maintenir l’art numérique dans une seule catégorie. Toujours il s’échappe, et échappe aux tentatives de recensement. Comment&#160; recenser quelque chose qui se présente toujours sous la forme d’une profusion extraordinaire. Déjà, pointent les auteurs, il est impossible de faire le catalogue des œuvres numériques se présentant sous la forme d’objets physique. Celles qui sont basée sur le web sont encore plus difficile à saisir. Et de prévenir : <em>“le numérique bouleverse […] notre rapport au temps, notre façon de le vivre ou de le revivre, de l’anticiper, de nous y soustraire à travers l’art”</em></p>
<p align="justify">Nous y voilà donc. Le temps est jusqu’à présent un des grands axes autour duquel s’articulent les processus psychologique. C’est même une ligne de partage entre ce qui est symbolisé et ce qui ne l’est pas, entre ce qui est mémorisé et ce qui ne l’est pas, entre ce qui est inscrit quelque part, et ce qui n’a aucune inscription. Ce que la flèche de l’<strong>art numérique </strong>indique c’est tout à la fois l’apparition d’ “un nouveau support, qui étend considérablement les possibilité de diffusion et de conservation de la mémoire, et un <em>nouvel enjeu </em>de la mémoire, un puissant vecteur de dynamisation du musée dans sa virtualisation, qui permettrait de compenser la muséification de certains de nos espaces physiques (urbains ou ruraux).”</p>
<p align="justify">Ce qui vaut pour l’art et les musées vaut il pour l’homme sans qualité ? C’est ce que nous tenterons d’examiner.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.web-perlaboration.net/blog/a-propos-de-lart-numerique/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;aube de Neotron &#8211; Culture d&#8217;univers</title>
		<link>http://www.web-perlaboration.net/blog/laube-de-neotron-culture-dunivers</link>
		<comments>http://www.web-perlaboration.net/blog/laube-de-neotron-culture-dunivers#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 15:51:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann.leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[avatar]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[frank beau]]></category>
		<category><![CDATA[nick yee]]></category>
		<category><![CDATA[univers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.web-perlaboration.net/blog/?p=78</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;aube de Neotron from videosfing on Vimeo. 
&#160;
Les bip-bip de Spoutnik I ont ouvert la porte de nouveaux univers. Il n&#8217;y a pas eu de Big Bang, ni de Grand Jour, mais une maturation lente et continue qui a conduit à ce que nous appelons aujourd&#8217;hui cyberspace, web, www ou Internet. Petit à petit, des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><embed src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=939605&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" width="400" height="300" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed><br /><a href="http://vimeo.com/939605">L&#8217;aube de Neotron</a> from <a href="http://vimeo.com/fing">videosfing</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>. </p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Les bip-bip de Spoutnik I ont ouvert la porte de nouveaux univers. Il n&#8217;y a pas eu de Big Bang, ni de Grand Jour, mais une maturation lente et continue qui a conduit à ce que nous appelons aujourd&#8217;hui cyberspace, web, www ou Internet. Petit à petit, des éléments disparates se sont en place : ici un protocole de communication, là une &laquo;&nbsp;<i>killer ap</i>&laquo;&nbsp;, plus loin un navigateur… donnant naissance à une série d’espaces inédits. Certains ont déjà disparu (BitNet, les Mud, les BBS…) d’autres survivent, d’autres encore sont colonisés (Usenet) mais quelque soit leur situation présente, le numérique est durablement implanté dans l’espace géographique. Ces nouveaux espaces ont été rêves par plus d’un – de Tim BERNERS-LEE, Ted NELSON à Doug ENGELBART en passant par Jorge Luis BORGES , Italo CALVINO ou William GIBSON – et c’est sans doute le génie d’une époque d’avoir fait se joindre si intimement des rêves personnels avec ce qu’une culture peut offrir.
<p align="justify">Ce sont ces espaces que Frank Beau et trente et un auteurs explorent dans Culture d&#8217;Univers. Le livre est déjà riche de textes mais il est accompagné d&#8217;un film réalisé par des étudiants de <strong>L&#8217;aube de Néotron </strong>est un documentaire de trente trois minutes présentant les grandes caractéristiques des mondes en ligne. Il a été réalisé par des étudiants de la promotion 2004 de <a href="http://www.hetic.net/">Hetic</a> (Aurélie Chaletet, Edouard Debrousse, Thomas Eveillau, Jean Gottar, Shimpei Matsuda). Le film est donc déjà ancien, mais il a bien résisté au temps, ce qui, dans les mondes numériques, est déjà un petit exploit en soi. </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.web-perlaboration.net/blog/laube-de-neotron-culture-dunivers/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Réunion du 16 octobre 2008 : Bottom up, ou les nanotechnologies existent-elles ?</title>
		<link>http://www.web-perlaboration.net/blog/reunion-du-16-octobre-2008-bottom-up-ou-les-nanotechnologies-existent-elles</link>
		<comments>http://www.web-perlaboration.net/blog/reunion-du-16-octobre-2008-bottom-up-ou-les-nanotechnologies-existent-elles#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Oct 2008 07:49:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sandra</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[cyborg]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[john austin]]></category>
		<category><![CDATA[nanotechnologie]]></category>
		<category><![CDATA[nde]]></category>
		<category><![CDATA[piera aulagnier]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.web-perlaboration.net/blog/?p=67</guid>
		<description><![CDATA[ La course à l’infiniment petit : ce texte anonyme nous en dépeint les inquiétudes qui s’y rattachent, mais aussi les rivalités qui s’y développent. Nous est donc présenté le conflit entre l’ingénieur E. Dexler et le chimiste R Smalley (prix Nobel 1996). Le premier propose la méthode Bottom up (qui consiste à pratiquer toutes les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;"><span> </span>La course à l’infiniment petit : ce texte anonyme nous en dépeint les inquiétudes qui s’y rattachent, mais aussi<span> </span>les rivalités qui s’y développent. Nous est donc présenté le conflit entre l’ingénieur<span> </span>E. Dexler et le chimiste R Smalley (prix Nobel 1996). Le premier propose la méthode Bottom up (qui consiste à pratiquer toutes les combinaisons possibles au niveau atomique en vue de construire des nano robots programmables tels des « assembleurs moléculaires », et voir ce qu’il en ressort), tout en prenant en considérations les aspects éthiques de cette avancée. Le second minimise les risques d’autoréplication sauvage de ces assembleurs moléculaires, ironisant même sur la question, pour y voir une libération des maux la société.</span></span></p>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;"><span> </span>Il ne s’agit donc plus de remettre en question l’existence des nanotechnologies au regard de ce texte, ou encore au travers du projet <em>Nanobio</em> du CEA de Grenoble ; il ne s’agit pas non plus de fantasmer un état des lieux catastrophique où l’invention nous échapperait. Cependant, on peut soupçonner une avancée potentielle des connaissances si l&#8217;on considère l’investissement énorme (notamment aux USA) fait autour de ces nouvelles technologies, même si elles ne sont pas encore mises à disposition du grand public.</span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;"> </span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;"><span> </span>Puisque notre démarche est d’articuler ces aspects à la psychanalyse, ce texte nous amène à une première interrogation : <strong>« Comment psychiser les nano robots ? »</strong></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;"><span> </span>Dans une application médicale, le lien avec les patients porteurs de prothèses se fait spontanément. Dès lors, le travail psychique autour de la différenciation soi/ non soi se trame, le corps étranger étant alors porteur d’un imaginaire de l’androïde. </span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Le corps occupe une place tout à fait importante dans la construction identitaire, puisque se penser passe par la psychisation du corps (P. Aulagnier). Sachant qu’une représentation du corps est nécessairement contextualisée <span> </span>historiquement, on peut se faire la réflexion qu’une évolution de nos connaissances anatomiques (entre autres), aurait une influence sur nos projections. D’après les diverses expériences cliniques, il semble que cela affecte peu la structure des fantasmes (ou délires) en raison d’un investissement du corps érotique (relation au corps de l’autre et corps social), et non du corps anatomique.</span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;"> </span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri;"><span> </span>Ceci nous amène à questionner la place de la psyché : <strong>« Qu’est-ce que l’identité d’un point de vue psychique ? Est-ce qu’avec les nanotechnologies la relation à l’autre et le narcissisme vont changer ? Cela va-t-il entrainer un repositionnement de la psychanalyse ? »</strong></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">On constate que l’infiniment petit est porteur d’imaginaire et de peurs, incarnés par les nano robots en cela qu’ils ne sont pas vivants tout en mimant le vivant. Ces créations nous conduiront à de probables bouleversements dans la distinction du vivant/ non vivant, phénomène qu’on retrouve dans bien des domaines aujourd’hui. En biologie on observe des changements taxonomiques du règne végétal au minéral et du végétal à l’animal, en psychopathologie avec la catégorie  d’ « état limite » ou borderline on fait aveu d’une insatisfaction des définitions passées pour rendre compte de la complexité des individus,<span> </span>enfin, en soin médico-légal <span> </span>la définition de mort clinique est progressivement remise en question par les cas de NDE (Near Death Experience) qui ont amené des chercheurs à enregistrée l’EEG pendant les opérations et après alors que la réanimation a échoué.</span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Cette réflexion épistémologique quant à le « légitimité » des catégories a déjà été menée par I. Hacking dans son ouvrage <em>l’Ame pré-écrite</em>, où il analyse et critique l’évolution des catégorisations des maladies mentales au cours de l’histoire.</span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">En bref, les nanotechnologies tout comme les réflexions qu’on peut faire sur la construction de nos classifications nous poussent à accepter la redéfinition perpétuelle de nos concepts et de nos cadres théoriques. </span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Cette question des définitions conduit à la notion de construction du réel, mais penser le réel renvoie à un débat philosophique qu’il serait prétentieux de résumer en quelques lignes. Notons simplement l’affrontement entre le réalisme qui postule qu’on atteint la réalité par nos concepts (donc la réalité est préalable à la pensée), et le constructivisme social qui postule qu’on construit le réel par nos concepts (donc pas de réalité préalable à la pensée), en relation avec la fonction performative du langage développée par Austin.</span></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.web-perlaboration.net/blog/reunion-du-16-octobre-2008-bottom-up-ou-les-nanotechnologies-existent-elles/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Humeurs voyageuses ( paru dans la revue &#171;&#160;penser/rêver&#160;&#187; n° 12, automne 2007) jean-baptiste roux</title>
		<link>http://www.web-perlaboration.net/blog/humeurs-voyageuses-paru-dans-la-revue-penserrever-n%c2%b0-12-automne-2007-jean-baptiste-roux</link>
		<comments>http://www.web-perlaboration.net/blog/humeurs-voyageuses-paru-dans-la-revue-penserrever-n%c2%b0-12-automne-2007-jean-baptiste-roux#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 26 Apr 2008 16:05:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean-baptiste roux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Représentations, images, métaphores]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.web-perlaboration.net/blog/?p=53</guid>
		<description><![CDATA[– Dans un temps déjà lointain, mais peut-être pas fondamentalement révolu, une partie infime de nous voyageait avec le courrier. Le timbre était humecté avant d’être oblitéré et la lettre parvenait ainsi chargée de nos humeurs à son destinataire.
Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) modifient en profondeur les repères humains et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>– Dans un temps déjà lointain, mais peut-être pas fondamentalement révolu, une partie infime de nous voyageait avec le courrier. Le timbre était humecté avant d’être oblitéré et la lettre parvenait ainsi chargée de nos humeurs à son destinataire.<br />
Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) modifient en profondeur les repères humains et toutes les composantes de l’échange et de l’environnement. Les invariants s’en trouvent bousculés. Ces transformations influencent l&#8217;information, l’écriture et la lecture de l’outil le plus ancien que l’homme a mis au point pour construire et diffuser la connaissance : le texte. Elles transforment la communication : de nouveaux types de relations à l’autre, au groupe et à soi apparaissent. La fuite en avant déterminée par le nouveau médium résonne avec le fonctionnement de notre société dans laquelle un événement pousse rapidement l&#8217;autre hors du champ de la conscience. Lire des textes sur l’écran de l’ordinateur s’avère un exercice souvent trop lisse pour les retenir. Seule leur impression permet de les annoter, c’est-à-dire de leur coller une empreinte physique, singulière qui facilite alors leur mémorisation. Devant nos écrans, interface ni totalement abstraite, ni réellement concrète, nous consultons nos mails, cherchons des informations sur l’Internet, et survolons les forums et blogs en nombre pléthorique. Comment l’inscription dans la mémoire de cette immense possibilité de savoir peut-elle se réaliser ? Comment en arrêter le cours ? Comment fixer, retenir ce qui s’écoule ? De toute évidence, la mémoire nécessite un minimum d’investissement corporel dont les nouvelles pratiques liées à la technologie numérique semblent s’affranchir.  Quelles modifications cela entraîne-t-il  sur nos capacités de penser ? Sainte Thérèse disait à propos de ses expériences : « Pour le croire, il faut l’avoir éprouvé. »</p>
<p>*</p>
<p>Sur le chemin qui mène de Delphes à Thèbes, près de l’embranchement pour Distomon, le carrefour Triodos – des trois routes – donna à Œdipe, venu à pied de Delphes, l’occasion de tuer Laïos, son père, qui s’y rendait en char. Aujourd’hui, cette bifurcation n’est toujours pas équipée de feux de signalisation ni de rond-point. Un garage Mercedes-Benz s’est installé là, en contrebas d’un vieux tronçon de route désaffecté, sans début ni fin.<br />
Apollon aimait Sibylle et lui proposa d’exaucer le premier vœu qu’elle formulerait. Elle demanda une longue vie, oubliant de préciser en même temps la jeunesse. Le dieu la lui offrit, en échange de sa virginité, mais elle refusa. Vieillissante, elle devint de plus en plus petite et desséchée, finit cigale, suspendue dans une cage au milieu du temple d’Apollon à Cumes (carte Michelin n° 988, pli 27).</p>
<p>Atlas, frère de Prométhée, pétrifié par la tête de Méduse que brandit Persée devant lui, se transforme en montagne. « Sa barbe et ses cheveux se changent en forêts, ses épaules et ses mains sont des crêtes ; ce qui fut auparavant sa tête est la cime, au sommet de la montagne ; ses os deviennent rochers. Alors, ses proportions accrues en tous sens, il grandit démesurément et le ciel, dans toute son étendue, avec tous ses astres, reposa sur lui », dit Ovide. Actuellement, il culmine au djebel Toubkal, à 4 165 mètres au-dessus du niveau de la mer.</p>
<p>Artémis, aussitôt née, aida sa mère Léto à la délivrance de son frère Apollon sur l’île flottante de Délos. L’île fut alors définitivement fixée par 37°20’N – 25°15’E, et personne ne fut plus autorisé à y naître ni à y mourir.</p>
<p>Ces quelques extraits disent l’importance de la topographie comme inscription physique dans la construction de la mythologie. Ils disent aussi la permanence du lien qui unit dans la diachronie les humains. Le temps passe lentement : un quotidien du 21 mars 1996 titre : « Les maires de Sparte et d’Athènes ont signé vendredi, à Sparte, le traité qui met fin officiellement à la guerre du Péloponnèse [431-404 av. J.-C.]. ». Voyager autour de la Grèce nous rapproche de ce qui nous constitue et nous donne la mesure de ce qui demeure. Les noms des lieux sont restés inchangés depuis leur origine, et c’est avec le corps que l’on peut les appréhender. Il est ainsi possible d’éprouver la réalité  concrète des mythes en emboîtant le pas des héros. Le plaisir de penser, de faire des liens se mêle alors à un plaisir présentifié de la perception corporelle.<br />
Si la transmission des mythes perdure, c’est, bien sûr, parce que les désirs humains, immuables, continuent de les animer. La lecture de ces récits entraîne une adhésion, chacun pouvant reconnaître  dans les aventures des héros des mouvements internes plus ou moins familiers. L’organisation paradigmatique des errements et actes héroïques opère alors comme une trame conjonctive, support des mouvements désordonnés intrapsychiques. Cependant il existe différents plans de perception de nos mythes et l’abord topographique de la mythologie grecque génère, dans sa  concrétude, un cheminement spécifique.<br />
La préoccupation de Schliemann, Dörpfeld, Victor Bérard  à localiser les aventures des héros homériques était peut-être inscrite dans une autre temporalité. Mais ces questions – où se situent Mycènes, Troie, Ithaque ? – ne sont-elles pas issues de nos éternelles interrogations sur la sexualité infantile ? Et les réponses avancées ne nous permettent-elles pas de prolonger nos insatiables questionnements ? Les hypothèses géographiques autorisent ainsi de poursuivre le fil de l’histoire.<br />
Au début du siècle dernier, Victor Bérard a donné une réalité au voyage d’Ulysse. Confrontant les récits, cartes, portulans, il a défendu l’idée que le texte de l’Odyssée s’ancrait dans une géographie précise. En compagnie de Fred Boissonnas, photographe, il s’est embarqué sur les traces d’Ulysse, en confrontant ses hypothèses aux reliefs et paysages, en localisant chaque épisode du retour. On peut ainsi dire : « Ah oui, je vois ! » Qu’importent les controverses ? Calypso près des Colonnes d’Hercule, les Phéaciens et Alkinoos sur l’île de Corfou, les Lotophages à Djerba, Polyphème aux îles Éoliennes, les Lestrigons entre Corse et Sardaigne, Circé dans les Champs Phlégréens et Charybde et Scylla à leur place. Si chacun y trouve la sienne, le repérage en devient plus aisé. N’y gagne-t-on pas du côté de la représentation sans pour autant verser du côté de l’idolâtrie?<br />
Nos pensées se nourrissent de perceptions, notre mémoire de liens. Pour retenir leurs textes les comédiens utilisent des repères sur le plateau, des positions, des modifications d&#8217;éclairage, en somme des perceptions corporelles. Les aèdes qui pouvaient retenir des milliers de vers utilisaient les scansions de l&#8217;hexamètre, rythme musical créé par la mise en pied du texte. Dans son cours de littérature anglaise, Borges remarquait : « Dans tous les cas la poésie est antérieure à la prose. On dirait que l’homme chante avant de parler… Il ne faut pas oublier la vertu mnémotechnique du vers. »<br />
Le livre est un objet dont nous entreprenons la lecture à travers des qualités physiques : son poids, sa souplesse, la qualité de son papier, l’odeur de son encre, sa typographie. La qualité de la lecture en dépend, et permet alors de l’annoter. <br />
Il y a dans nos investissements  une intrication des différentes perceptions qui participe aux effets de mémorisation. La séparation entre fond et forme ne peut être que factuelle.<br />
On raconte que Persée, après de nombreuses aventures fonda une ville qu’il appela Mycènes, en hommage au champignon mukenès qui, sur sa route, lui avait permis de découvrir une source désaltérante. Un lien entre corps et langage. ? Jean-Baptiste Roux</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.web-perlaboration.net/blog/humeurs-voyageuses-paru-dans-la-revue-penserrever-n%c2%b0-12-automne-2007-jean-baptiste-roux/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>PETIT POUCET (paru dans la revue &#171;&#160;penser/rêver&#160;&#187; n° 10, automne 2006) jean-baptiste roux</title>
		<link>http://www.web-perlaboration.net/blog/petit-poucet-paru-dans-la-revue-penserrever-n%c2%b0-10-automne-2006</link>
		<comments>http://www.web-perlaboration.net/blog/petit-poucet-paru-dans-la-revue-penserrever-n%c2%b0-10-automne-2006#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 26 Apr 2008 15:53:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean-baptiste roux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Représentations, images, métaphores]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.web-perlaboration.net/blog/?p=52</guid>
		<description><![CDATA[Depuis quelque temps, Google a mis au point la possibilité de visualiser le monde sur lequel nous vivons, dans sa totalité. Les différentes parties ont été numérisées à partir d’images satellites, certaines avec une précision telle qu’il est possible de percevoir les structures de maisons, détails de toitures, terrasses, piscines, etc.
Ce spectacle est d’autant plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelque temps, Google a mis au point la possibilité de visualiser le monde sur lequel nous vivons, dans sa totalité. Les différentes parties ont été numérisées à partir d’images satellites, certaines avec une précision telle qu’il est possible de percevoir les structures de maisons, détails de toitures, terrasses, piscines, etc.<br />
Ce spectacle est d’autant plus fascinant qu’il fonctionne comme un miroir, sans besoin de médiation : -cela est- ce qui ne manque pas de poser un certain nombre de questions.<br />
S’agit-il d’une évolution, dans la continuité d’un mode de représentation du monde ou bien ce nouveau visage est-il en rupture avec les données antérieures et participe-t-il de la révolution insidieuse liée aux NTIC ?</p>
<p>Depuis la plus haute Antiquité, l’homme a tenté de représenter ce sur quoi il vivait, ses limites ses dimensions, sa forme, sa position en fonction des repères solaires, lunaires, stellaires. C’est une des fonctions de la cartographie qui a pour but la conception, la préparation et la réalisation des cartes. Sa vocation est la représentation du monde sous une forme graphique et géométrique. En cela, elle répond à un besoin permanent de l’humanité qui est de conserver la mémoire des lieux.<br />
Quelques repères :<br />
Des tablettes d’argile montrent que, trente siècles avant J.-C., on s’efforçait déjà de représenter des contours et des itinéraires, et l’on pense que les premières ébauches de croquis cartographiques précédèrent l’invention de l’écriture<br />
La sphéricité de la Terre fut imaginée vers 650 avant J.-C. par Thalès de Milet, puis affirmée par les pythagoriciens.<br />
 Au VIe siècle avant J.-C., Anaximandre et Hécatée ébauchent les premières cartes, centrées sur la Méditerranée.<br />
 Au IVe siècle avant J.-C., Dicéarque (347-285) invente la première construction géométrique en situant tous les points connus par rapport à  l’axe ouest-est et à l’axe orthogonal, tous deux passant par Rhodes au 36e degré de latitude nord.<br />
Au IIIe siècle, Ératosthène (275-194), bibliothécaire d’Alexandrie, exécute la première mesure de la circonférence terrestre avec une précision surprenante.<br />
Puis Hipparque (190-125) inventa la première projection, lointain ancêtre de la projection de Mercator.<br />
La cartographie grecque antique contient déjà toutes les notions fondamentales de la cartographie moderne : sphéricité de la Terre, coordonnées terrestres, systèmes de projection.<br />
Puis la cartographie progressa en se développant au fur et à mesure des voyages, découvertes et inventions qui permirent une précision sans cesse accrue (astrolabe, boussole, sextant, pendules de précision). </p>
<p>Les données géographiques sont des constructions élaborées par la main de l’homme. Aujourd’hui encore même si les cartes sont dessinées avec assistance de l’ordinateur, elles demeurent singulières et interprétables. Chacune possède qualités, lacunes et imperfections. Il n’existe pas de carte parfaite&#8230;<br />
Ce sont des représentations, au sens d’une figuration de l’absence, c’est-à-dire des inventions humaines pour répondre à une énigme.<br />
Borgès rêvait de la carte parfaite, superposable à l’Empire à l’échelle 1/1…<br />
La carte diffère de la réalité ; c’est une construction qu’il faut savoir « lire » plus que « voir » et sa grammaire dépend d’un contexte culturel.  Ainsi la convention de placer le nord en haut est une donnée relativement récente.<br />
Aujourd’hui encore même si le GPS permet de nous voir nous déplacer sur un écran d’ordinateur, c’est par le biais  d’une interface cartographique.</p>
<p>Revenons à Google. Quand nous regardons l’image du monde qu’il nous  propose, sommes-nous encore dans un système cartographique ?<br />
Il ne paraît pas que l’image formée sur nos écrans d’ordinateur relève d’une représentation, mais plutôt du monde même, vu à la manière d’un télescope.<br />
Au début du XVII° Galilée avait inventé une lunette qui grossissait six fois sans déformation. Il ne s’agissait pas d’une représentation, mais d’une image agrandie. De la même façon, une image issue d’un microscope ne constitue pas une représentation.<br />
Ce qui différencie donc ces deux séries d’images réside dans la manière dont l’homme intervient pour les réaliser :<br />
-d’un côté l’homme construit des appareils (lunettes, satellites, ordinateurs) qui permettent de visualiser le monde. L’image ainsi produite résulte d’une opération métonymique, acheiropoïète : l’image n’est pas directement construite par la main de l’homme, elle préexiste à son intervention.<br />
-de l’autre, l’homme construit une représentation psychique du monde qui l’engage dans ses fonctions symboliques, fantasmatiques, corporelles et pulsionnelles : c’est alors une opération métaphorique.</p>
<p>Il y a un plaisir à penser, à construire des représentations pour faire face aux énigmes, à résister à l’absence, au manque, à la perte.<br />
L’homme se construit, sa pensée s’élabore parce que le monde est interrogation.</p>
<p>Il est probable que les NTIC vont modifier la façon dont l’homme aborde le monde et par là même transformer ses modes de représentation.<br />
La manière dont l’homme se construit psychiquement dépend aussi de facteurs environnementaux. Les réponses fournies par l’internet vont très probablement bouleverser la façon dont s’organise notre questionnement.(cf. M. Blanchot. «  La réponse est le malheur de la question.»)</p>
<p> Le téléphone portable, l’emploi de mails changent notre propre rapport à l’attente, à l’absence, à la satisfaction au temps et par là-même la manière dont psychiquement nous sommes capables d’appréhender le manque.<br />
Comment notre rapport aux processus de sublimation en resterait-il inchangé ?</p>
<p>Il y a quelque temps, je m’interrogeais sur les modifications que pouvaient induire les nouveaux moyens de localisations par GPS. Par exemple, si l’homme sait à chaque instant oû il se situe, quel nouveau rapport va-t-il entretenir avec sa sensorialité, jusque-là à même de le renseigner ? Sans vouloir être plus darwinien que Freud, rappelons nous de son assertion sur la mise à distance d’une certaine sensorialité en rapport avec la découverte par l’homme de la station verticale.</p>
<p>Dans un proche avenir, la numérisation de notre terre sera devenue tellement précise que chacun de nous y sera reconnu et que nos allées et venues pourront êtres vus de tous en temps réel.( La prochaine génération de téléphone portable sera équipée de  GPS.)</p>
<p> L’homme peut-il vivre dans une totale transparence, sans plus de territoire intime? Comment survivre quand il n’aura plus la possibilité même de se perdre ?<br />
Que deviendra alors le Petit Poucet ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.web-perlaboration.net/blog/petit-poucet-paru-dans-la-revue-penserrever-n%c2%b0-10-automne-2006/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>The machine is Us/ing us</title>
		<link>http://www.web-perlaboration.net/blog/the-machine-is-using-us</link>
		<comments>http://www.web-perlaboration.net/blog/the-machine-is-using-us#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 24 Apr 2008 07:35:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann.leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.web-perlaboration.net/blog/?p=51</guid>
		<description><![CDATA[Mike Wesch est un anthropoloque qui a commenc&#233; par un terrain en Papouasie Nouvelle Guin&#233;e. Puis il s&#8217;est int&#233;ress&#233; a ce qui se passait sur le web. Il a fait une vid&#233;o qui est tr&#232;s connue sur YouTube dans laquelle il montre l&#8217;&#233;volution du Web 1.0 au Web 2.0 et les questions que posent ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ksu.edu/sasw/anthro/wesch.htm" target="_blank">Mike Wesch</a> est un anthropoloque qui a commenc&#233; par un terrain en Papouasie Nouvelle Guin&#233;e. Puis il s&#8217;est int&#233;ress&#233; a ce qui se passait sur le web. Il a fait une vid&#233;o qui est tr&#232;s connue sur YouTube dans laquelle il montre l&#8217;&#233;volution du Web 1.0 au Web 2.0 et les questions que posent ces usages.</p>
<p>Il a cr&#233;&#233; le <a href="http://mediatedcultures.net/" target="_blank">Groupe de Travail d&#8217;Anthropologie Digitale</a> </p>
<p>&#160;</p>
<p>Je n&#8217;ai pas pris le temps de la traduire, mais l&#8217;anglais utilis&#233; est tr&#232;s accessible</p>
<p>&#160;</p>
<div class="wlWriterSmartContent" id="scid:5737277B-5D6D-4f48-ABFC-DD9C333F4C5D:43415694-ba53-4c69-960d-3eb4851d04b0" style="padding-right: 0px; display: inline; padding-left: 0px; padding-bottom: 0px; margin: 0px; padding-top: 0px">
<div id="aee4a2ca-2ca8-41e5-890f-6b577965abb4" style="margin: 0px; padding: 0px; display: inline;">
<div><a href="http://youtube.com/watch?v=NLlGopyXT_g" target="_new"><img src="http://www.web-perlaboration.net/blog/wp-content/video84a8af32f94b.jpg" galleryimg="no" onload="var downlevelDiv = document.getElementById('aee4a2ca-2ca8-41e5-890f-6b577965abb4'); downlevelDiv.innerHTML = &quot;&lt;div&gt;&lt;object width=\&quot;425\&quot; height=\&quot;355\&quot;&gt;&lt;param name=\&quot;movie\&quot; value=\&quot;http://www.youtube.com/v/NLlGopyXT_g\&quot;&gt;&lt;\/param&gt;&lt;param name=\&quot;wmode\&quot; value=\&quot;transparent\&quot;&gt;&lt;\/param&gt;&lt;embed src=\&quot;http://www.youtube.com/v/NLlGopyXT_g\&quot; type=\&quot;application/x-shockwave-flash\&quot; wmode=\&quot;transparent\&quot; width=\&quot;425\&quot; height=\&quot;355\&quot;&gt;&lt;\/embed&gt;&lt;\/object&gt;&lt;\/div&gt;&quot;;" alt=""></a></div>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.web-perlaboration.net/blog/the-machine-is-using-us/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le rose et le gris</title>
		<link>http://www.web-perlaboration.net/blog/le-rose-et-le-gris</link>
		<comments>http://www.web-perlaboration.net/blog/le-rose-et-le-gris#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 16:30:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yann.leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Web - pratiques et critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.web-perlaboration.net/blog/?p=49</guid>
		<description><![CDATA[Dans un texte rhapsodique, &#171;&#160;Le blog et le nombril&#160;&#187;[1], Geneviève Lombard a capté une image clé de l&#8217;Internet : le nombril. Voilà donc que dans un espace ou à première vue on s&#8217;accorderait sur le manque de corps, une image du corps apparait.
 L&#8217;insistance mise sur le nombril n&#8217;est pas spécifique à l&#8217;Internet et Geneviève Lombard [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un texte rhapsodique, &laquo;&nbsp;Le blog et le nombril&nbsp;&raquo;[1], Geneviève Lombard a capté une image clé de l&#8217;Internet : le nombril. Voilà donc que dans un espace ou à première vue on s&#8217;accorderait sur le manque de corps, une image du corps apparait.</p>
<p> L&#8217;insistance mise sur le nombril n&#8217;est pas spécifique à l&#8217;Internet et Geneviève Lombard le note bien : les nombrils s&#8217;affichent dans les rues, ils se montrent, il se percent, ils deviennent écrins à bijoux. Mais l&#8217;insistance avec laquelle ils se montrent en images et en mots sur ces dispositifs particuliers que sont les blogs lui permet de faire apparaitre différentes questions. La première est celle de la théorie sexuelle infantile qui veut que les enfants naissent par &laquo;&nbsp;déboutonnage&nbsp;&raquo; par le nombril. Au dela de la question sexuelle, c&#8217;est aussi pour les enfants une façon de poser la question de ce que être un être humain veut dire. Qu&#8217;est ce qui fait la marque d&#8217;un être humain ? Que faut il avoir de commun pour pouvoir se dire humain ? Dans un environnement ou se créer une identité se fait en quelques clics, la répétition de la figure du nombril peut être une façon de poser la difficile question de l&#8217;arrimage de ces identités à un corps. Lorsque je crée un enieme identité en ligne, dans quel réel s&#8217;arrime t elle ? Dans mon corps ? Dans les machines ? Dans les réseaux ?</p>
<p> Renversons la question : ou s&#8217;arriment les machines ? quel est leur nombril ? Autrement dit : ce que chacun de nous crée en ligne, est-ce humain ? est-ce autre chose ? Françoise Dolto avait fait de la coupure ombilicale la première castration mettant fin à l&#8217;éthique foetale qui pour elle est une éthique &laquo;&nbsp;additionnelle vampirique, une éthique de l&#8217;amasser et du prendre&nbsp;&raquo;. L&#8217;ombilic, par où le foetus s&#8217;alimentait à la vie, est fermé : à charge pour l&#8217;enfant, avec l&#8217;aide de son environnement à trouver d&#8217;autres ouvertures ùu trouver d&#8217;autres nourritures, à la fois subtiles et triviales. Il est intéressant de noter que le vampirisme est une image qui circule facilement a propos de l&#8217;Internet : ne constate t-on pas trivialement que se mettre en lien avec un ordinateur est quelque chose qui &laquo;&nbsp;bouffe&nbsp;&raquo; rapidement du temps ? On s&#8217;installe pour cinq minutes et deux heures après, on y est encore. Les autres aussi font surgir ces images : les craintes &#8211; et les passages a l&#8217;acte &#8211; de vol d&#8217;identité, la lutte quotidienne contre l&#8217;envahissement des espaces privés par les spams, les virus et autres &laquo;&nbsp;malwares&nbsp;&raquo;. Citons enfin les craintes d&#8217;effacements (ou de non inscription) des messages et des identités en ligne. Sur Internet, le vampirisme est une chose assez commune. Il transparait dans les craintes &#8211; et les passages à l&#8217;acte &#8211; de vol d&#8217;identité, dans la lutte quotidienne contre un envahissement des espaces privés (spam, malwares, virus), dans la figure des reluqueurs, ces êtres fantomatiques, sans vie, à la fois là et non-là et qui ceinturent littéralement les groupes en ligne.</p>
<p>Que cet imaginaire se déploie avec tant de facilité sur le réseau doit nous arrêter. Il montre combien l&#8217;identité y est mal assurée, combien elle est objet d&#8217;envie, susceptible d&#8217;une régression dans un multiple chaotique &#8211; c&#8217;est ce que disent les &laquo;&nbsp;frags&nbsp;&raquo; des jeux de tir en première personne et les figures du multiple que sont les spams, ou encore les multiples figures que sont les avatars. En ligne, on peut se faire aspirer &#8211; ce sont les vols d&#8217;identifiants : qui sait à quel trou, à quelle bouche est ce que l&#8217;on confie ses mots de passe. Vampirime et mondes numériques cheminent sur des voies parallèles. Au premier le blanc, l&#8217;emprise du regard, l&#8217;indistinction vivant-mort-non-né, le déni des origines. Aux seconds la transparence, les écrans-cyclopes, les jeux de présences-absence (être connecté et absent; être absent et connecté). Peut être, alors, faut il comprendre l&#8217;insistance du nombril comme une tentative pour dépasser les difficultés que les caractéristiques du cyberspace imposent à chacun. Le &laquo;&nbsp;narcissisme des blogs&nbsp;&raquo; est alors un appel vers &laquo;&nbsp;l&#8217;autre internaute&nbsp;&raquo; (Lombard, 2007) ou, pour reprendre un mot de Serge Tisseron, &laquo;&nbsp;l&#8217;interne autre&nbsp;&raquo;. L&#8217;invitation a commenter qui caractérise les blogs réserve ainsi, au coeur du narcissisme, une place à l&#8217;autre. Pour Genevieve Lombard, cette place marque une communauté humaine : tous porteurs de nombrils, et cette place est d&#8217;autant plus marquée que ce qui fait l&#8217;humain tendrait à s&#8217;effacer.</p>
<p>La proximité des machines et des hommes fait apparaitre des zones grises. Il est possible de le poser en des termes classiques : qu&#8217;est ce qui fait de nous des humains et non des machines ? Il est aussi possible de le poser en des termes plus &laquo;&nbsp;rasants&nbsp;&raquo; &#8211; et Geneviève Lombard nous y invite : qu&#8217;y y a t il à l&#8217;horizon de notre humanité ? Que se passe t il au voisinage de notre chair avec ce qu&#8217;elle n&#8217;est pas ? Jusqu&#8217;a présent, la rencontre de l&#8217;un avec l&#8217;autre convoquait plutôt l&#8217;imaginaire des chirurgiens barbiers et des champs de bataille. L&#8217;acier du rasoir, puis du scalpel faisait apparaitre de façon tranchante l&#8217;univers des chairs, de la mollesse, de la putréfaction, de la corruption, de la suppuration. Aujourd&#8217;hui, il semble que la médecine l&#8217;ait emporté sur la chirurgie, et l&#8217;on opère sans un saignement. Cela nous donne à voir des images étranges : corps accouplés à des instruments dont on ne sait s&#8217;il pénétrent ou sont expulsés de leurs ombilics artificiels. Cet imaginaire blanc &#8211; qui s&#8217;oppose au rouge des champs de bataille &#8211; a été exploré par la littérature (Crash, de G. Ballard, 1974), le cinéma (La mouche, D. Cronenberg, 1986), et par la psychanalyse (L&#8217;environnement non-humain, Searles, 1960)</p>
<p> </p>
<p>[1]Revue Champ Psychosomatique T.43 ; <a href="http://www.corps.com/">www.corps.com</a> mars 2007</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.web-perlaboration.net/blog/le-rose-et-le-gris/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Textes étudiés en 2006-2007</title>
		<link>http://www.web-perlaboration.net/blog/textes-etudies-en-2006-2007-2</link>
		<comments>http://www.web-perlaboration.net/blog/textes-etudies-en-2006-2007-2#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 10 Nov 2007 17:42:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martine Jordan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.web-perlaboration.net/blog/?p=47</guid>
		<description><![CDATA[Au cours de cette année, notre groupe de travail a étudié des textes
 en rapport à deux thèmes :
- l’hypertexte
- l’hallucination négative
A . L’HYPERTEXTE
« Technique ou système qui permet dans une base de documentaire de textes de passer d’un document à un autre selon des chemins préétablis ou élaborés lors de la consultation »(Larousse).
Ce mot [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au cours de cette année, notre groupe de travail a étudié des textes<br />
 en rapport à deux thèmes :<br />
- l’hypertexte<br />
- l’hallucination négative</p>
<p><strong>A . L’HYPERTEXTE</strong></p>
<p>« Technique ou système qui permet dans une base de documentaire de textes de passer d’un document à un autre selon des chemins préétablis ou élaborés lors de la consultation »(Larousse).<br />
Ce mot a été inventé en 1965 par Ted Nelson.<br />
Ce concept s’est développé avec la cybernétique et se retrouve aussi bien en informatique que dans certains mouvements littéraires (« l’Oulipo »). Il existait déjà auparavant dans la littérature.(certains manuscrits d’auteur).<br />
 La notion d’hyperliens y est étroitement associée.</p>
<p><strong>1. Cybernétique et fantasme<br />
 ou de la littérature comme processus combinatoire-Italo Calvino</strong></p>
<p>     Dans cette conférence de 1967 , l’auteur s’interroge sur les possibilités d’une « machine écrivante »dont on pourrait établir le lexique, la grammaire, la syntaxe…Mais quel serait le style d’un automate littéraire ? Qu’en serait-il de l’inspiration, de l’intuition de l’écrivain ?</p>
<p>L’acte d’écrire pourrait peut-être se résumer à un processus combinatoire entre des éléments donnés. Mais la littérature n’est-elle pas au-delà des mots, dans ce qui est indicible ? L’écrivain ou le poète ne va-t-il pas puiser dans les mythes, là où les mots manquent ? C’est dans l’Icst que sont refoulés « d’antiques interdits » et que la littérature vient emprunter ces indicibles et les amener au langage.</p>
<p>Calvino aborde les rapports entre jeu combinatoire et Inconscient qui se sont développés à partir de la psychanalyse et de l’expérience pratique de l’art et de la littérature.<br />
 Il cite deux auteurs qui ont travaillé sur ce rapprochement ; Ernst Kris (un contemporain de  Freud) qui étudia « Freud et le mot d’esprit » et Ernst Gombrich,  le célèbre historien d’art qui a écrit « Freud et la psychologie de l’art ». Pour ce dernier, le processus de la poésie et de l’art est analogue à celui du jeu de mots (libération, par hasard, d’une idée préconsciente).<br />
    « C’est le plaisir infantile du jeu combinatoire qui pousse le peintre à expérimenter certaines dispositions de lignes et de couleurs, et le poète à tenter certains rapprochements de mots »dit I.Calvino.<br />
     Ainsi on en arrive au fait que la littérature tout en étant un jeu combinatoire ne trouve son sens que dans la mesure où elle met en jeu quelque chose qui fait poids pour l’auteur et la société dans laquelle il vit (« autour de la machine écrivante vivent les fantasmes obscurs de l’individu et de la société »).<br />
     De plus, dans ces nouvelles formes d’écriture c’est la lecture qui est décisive, car le texte n’est plus linéaire, fluide, avec un début et une fin, mais discontinu.</p>
<p><strong>2. Les derniers romans d’Italo Calvino comme hypertextes de Mickaêl Vizel<br />
</strong><br />
Il s’agit d’un auteur russe traduit, dont le texte a été mis en ligne. La traduction rend le texte un peu lourd et quelquefois imprécis</p>
<p>L’auteur s’applique à démontrer en quoi I. Calvino participe à ce nouveau mouvement littéraire, apparu avec les ordinateurs dans les années 60, et qui envisage le texte de manière non-linéaire ; c’est le lecteur qui « choisit » le chemin qu’il veut suivre dans la narration. Calvino emploie d’ailleurs le terme « d’hyperroman ».</p>
<p>Il donne la référence d’un site : « Labyrinthe électronique »qui lui permet de définir la notion d’hypertexte. Il fait ressortir trois éléments essentiels dans cette définition ;<br />
- dispersion de la structure ; on peut rentrer par n’importe quel maillon dans la structure<br />
- non-linéarité de l’hypertexte ;c’est le lecteur qui crée son texte. Il n’y aurait pas de critiques possibles dans le sens classique puisqu’il y aurait une multitude de lectures possibles.<br />
- hétérogénéité et multimédia ; la technicité permet l’utilisation de nombreux moyens purement littéraires, éditoriaux(choix de la police, mise en page) mais aussi numériques (sons, animations…).</p>
<p>Ainsi il y aurait une substitution de la « civilisation Gutenberg » vers une « civilisation orientée image ». (Umberto Eco)</p>
<p>M. Vizel fait un lien entre l’hypertexte et le post- modernisme.<br />
Il fait un retour dans le temps par l’étude des manuscrits de certains auteurs (Dostoîevski, Lewis Caroll) qui seraient déjà des fragments d’hypertextes…L’hypertexte existait depuis longtemps mais c’est dans la seconde moitié du XXème siècle qu’il y aurait une condensation, une revendication de cette forme littéraire.</p>
<p>Voici encore deux définitions de l’hypertexte qui m’ont paru intéressantes.<br />
_l’une extraite de la « Machine littéraire » d’I. Calvino (1981) : « J’entends par hypertexte une production non-séquentielle ou un texte en arborescence qui laisse le lecteur choisir. Autrement dit, c’est une série de fragments de texte reliés par des liens, proposant au lecteur des parcours différents. »<br />
-une définition de R. Barthes dans « S/Z »concernant le « texte-écriture idéal » ; « Ce texte est une galaxie de signifiants, non une structure de signifiés ; il n’y a pas de commencement ; il est réversible ; on y accède par plusieurs entrées dont aucune ne peut être à coup sûr déclarée principale ; les codes qu’il mobilise se profilent à perte de vue, ils sont indécidables (le sens n’y est jamais soumis à un principe de décision, sinon par coup de dés) ; de ce texte absolument pluriel, les systèmes de sens peuvent s’emparer, mais leur nombre n’est jamais clos, ayant pour mesure l’infini du langage. »</p>
<p>L’étude que fait l’auteur de trois romans d’I. Calvino est particulièrement détaillée. Il s’agit de :<br />
- « Villes imaginaires »<br />
- « Château des destins croisés »<br />
- « Si par une nuit d’hiver un voyageur »</p>
<p> <strong>     3. Du texte à l’hypertexte : vers une épistémologie de la discursivité hypertextuelle<br />
Jean Clément</p>
<p></strong><br />
Ce texte est assez ardu car très dense et théorique. L’auteur analyse les différentes formes syntaxiques, lexicales utilisées dans l’hypertexte.</p>
<p>Dans l’introduction, l’auteur souligne la grande polysémie du mot « hypertexte ».<br />
Pour lui cette notion recouvre forcément une interaction entre l’homme et la machine, l’ordinateur. »C’est un  système à la fois matériel et intellectuel dans lequel un acteur humain interagit avec des informations qu’il fait naître d’un parcours et qui modifient en retour ses représentations et ses demandes. »<br />
Il y a un double mouvement de l’homme vers la machine-outil et en retour les réponses de l’outil agissent sur l’homme et le transforment.</p>
<p>L’hypertexte aurait une double vocation : il y a un système d’organisation des données et un mode de pensée, une lecture de ces données.</p>
<p>Il se caractérise par sa non-linéarité (plutôt du point de vue du dispositif que du discours), et sa discontinuité potentielle (c’est-à-dire une écriture qui cherche « le surgissement de la pensée »).. Il le situe entre «l’ ordre et désordre ».<br />
« Entre ordre et désordre, l’hypertexte se donne à déchiffrer comme la figure changeante d’une intelligibilité potentielle, comme un espace sémantique à construire. »</p>
<p>L’auteur s’attache surtout à explorer les nouvelles figures du discours hypertextuel.<br />
Parmi les figures de la rhétorique classique, il analyse le sens particulier que l’hypertexte donne à la synecdoque (prendre la partie pour le tout), à l’asyndète (supprimer les mots de liaison) et à la métaphore(le fragment se prête à plusieurs lectures).<br />
Ces trois particularités changent radicalement notre rapport au texte, et J. Clément avance une notion nouvelle, celle d’une pensée hypertextuelle qui serait une « pensée en devenir,  une pensée potentielle, une pensée variable et changeante, un scintillement de la mémoire à travers les parcours du labyrinthe ».</p>
<p>Dans un dernier chapitre il analyse la pratique hypertextuelle présente déjà chez un bon nombre d’écrivains, notamment dans leurs  manuscrits (Stendhal) ou de façon plus ostentatoire chez certains écrivains contemporains, tel J. Roubaud (qui nous donne à voir en quelque sorte son « arrière-boutique »)</p>
<p>En règle générale, le texte classique fait disparaître toute trace du dispositif qui l’a engendré, alors que « le parcours de l’hypertexte est une dérive ».</p>
<p><strong>4. Le texte en jeu. Anne Marie Boisvert</strong></p>
<p>L’auteur, philosophe, est directrice du CIAC (Centre International d’Art Contemporain) de Montréal. Le texte est paru dans le magazine électronique du CIAC.(N° 17/2003)</p>
<p>Ce texte nous montre comment les artistes mettent en forme certaines œuvres littéraires sur le Net pour en donner une interprétation ; ceci avec les moyens offerts par l’informatique, au niveau aussi bien de la mise en page du texte (police, caractères,…)  qu’en faisant appel à des musiques, images,flash, jeux interactifs…Il en résulte une véritable performance. Notre corps se trouve interpellé du côté des sensations surtout visuelles mais aussi auditives et par le toucher (cliquer sur la manette pour les jeux interactifs).</p>
<p>Il y a une adaptation d’un texte à un écran d’ordinateur. De telles œuvres mettent en scène moins un « texte que la révélation du travail de lecture, pensé moins comme un décodage et d’avantage comme une performance. ».L’adaptateur, l’artiste, propose en fait une lecture d’un texte. Elle donne deux  beaux exemples d’un tel travail ;<br />
- une adaptation de poèmes d’Ezra Pound (« Cantos I et II »), sur une musique très rythmée d’Art Blakey.réalisée par Young-Hae Chang<br />
- une nouvelle de Borges, » l’Intruse », adaptée par Nathalie Bookchin</p>
<p><strong>B.  L’hallucination négative<br />
</strong></p>
<p><strong>1. La boucle contenante et subjectivante de la vision-Guy Lavallée<br />
2. La négation &#8211; Freud<br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.web-perlaboration.net/blog/textes-etudies-en-2006-2007-2/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

