Les émoticônes de base (car il y en a des centaines..! tous obtenus à partir du clavier..) qui peuvent s'écrire dans les courriers en texte brut...:
:-)
Je suis content, je ris. Le sourire de base, usage très courant.
;-)
Je plaisante. Le clin d'oeil, usage très courant. Signifie que la phrase est à prendre au second degré.
:-(
Je suis mécontent, je n'ai pas le moral ou je suis déçu.
Sur
la question des smiley et des rapports entre le geste et le langage, il
est intéressant de lire les pages de "Leçons et conversations"
de L.Wittgenstein (publié en 71, mais écrit forcément
avant 51) - (notes 6 à 12 pp
18 à 21.)
Je
suis très sensible à ce petit langage qui rend cette machine
trrrrès humaine!
Ca
me fait penser aux signes faits avec les doigts ou le visage, très
courant chez les Napolitains...
Ces émoticônes sont un espèce de" langage du corps de la machine"?!
°
Suite
à notre discussion où je faisais allusion à l'apport
de Jean-Paul Valabrega avec l'aspect épistémique et anthropologique
pour faire lien entre le Web et la métapsychologie, j'ai relu l'exposé
introductif de la journée scientifique (juin 1980) paru dans " La
formation du psychanalyste (Payot) " intitulé : Compléments
métapsychologiques : l'épistémologie et l'anthropologie
en psychanalyse (p 285-304) également dans topique 28-1981.
Ce qui en ressort, c'est qu'il s'agirait d'une matière fantasmatico-mythique transférée dans le transfert-contretransfert de la cure, qui maintiendrait l'aporie indiscernable du langage, du corps, du socius et de la pulsion pour l'effectuation d'un devenir du sujet (qu'il faudrait élucider).
Dans cette optique je pourrais dire qu'il m'apparaît que tout le fantasmatico-mythique deviendrait le processus tertiaire. Le primaire et le secondaire devenant les extrémités soit de l'apparition du pulsionnel sous la forme de liens lâches obéissants à une logique combinatoire, soit du côté du Moi, le secondaire organisant des liens de protections qui vérifient les compromis identificatoires et les refoulements issus du complexe d'Œdipe et de l'enfance.
Entre, il y aurait le vaste monde du préconscient qui concerne l'art, la culture , le jeu et la psychanalyse où s'effectuent des mises en circulation organisées selon les "lois" de la matière (opposé à réalité pour JPV) fantasmatico-mythique explorée par la pratique psychanalytique ( lien entre psychanalyse de la connaissance et connaissance par la psychanalyse).
La psychanalyse devenant l'incontournable du Sujet (fantasmatico-mythique) freudien.
Tout ceci demande à mon avis deux sortes de réflexions :
Le devenir d'un tel Sujet dans le temps de l'individu et de la culture.
Ce fantasmatico-mythique réclamant une "clinique", c'est-à-dire un va et vient du particulier au "social", demande une actualisation permanente (toute les théories sont transitoires pour JPV dans ce champ là).
°
Nous avons eu bien du mal, l'autre soir, à faire des liens entre le concept de processus tertiaire et la pratique de l'internet.
Vers
la fin de notre réunion, à propos des processus tertiaire,
nous avons évoqué les immenses possibilités de savoir
à propos de l'internet....
C'est probable, on trouve tout sur l'internet. Mais que faire de ce tout? Quel rapport cette profusion peut-elle avoir avec les possibilités de développer des espaces transitionnels ou des territoires de sublimation?
Les processus créatifs ne s'enracinent-ils pas au contraire dans les espaces habités par le vide, l'absence, les manques, les lacunes?
Comment rester inventif dans un univers de saturation?
Le manque, les failles, les défauts créent des situations de "bricolage" au sens inventif de Lévi Strauss ( qui n'est pas le "bidouillage" technique sur la machine).
Les chemins parcourus ne sont-ils pas plus importants que les réponses trouvées? Si l'on peut tout trouver rapidement, et ce d'une façon relativement facile et stéréotypée, cela ne limite-t-il pas la singularité des parcours de chaque individu et par là même, sa liberté?
°
Avoir la possibilité de prendre la décision d'exprimer ses propres idées directement sur le Web, sans que cela constitue a priori un "passage à l'acte", est une expérience nouvelle qui ne changera peut-être pas le monde, mais qui constituera une nouvelle variante pour confronter nos psychismes à leurs questions. Variante qui nous confronte à un nouvel espace symbolique que nous tentons d'explorer à travers nos lectures, nos échanges et ce site. Puissions-nous continuer ?
°
Sur
le risque de profusion sur le web, il me semble que c'est le désir
qui détermine une recherche vers un objet, ce désir permet
d' échapper à ce risque, et les objets inattendus qui vont
s'associer à l'objet recherché vont relancer le désir
plutot que le noyer.
Peut être y aurait-il risque de saturation si on ne cherche ( ou désire ) pas vraiment ou bien si on cherche un objet trés précis sans une attente disponible à l'inattendu?
Sur les processus tertiaires, on a relevé leur proximité avec le préconscient qui , me semble-t-il est un concept un peu laissé pour compte mais qui articule l'intrapsychique et le culturel.
Dans " la causalité psychique" A.Green relie tierceité, travail du négatif et transitionnalité.
Il écrit:"Jusque la nous avons considéré le négatif que relie à l'activité défensive (contention de la pulsionnalité) . Un autre aspect nous permet de l'envisager sous l'angle d'une catégorie psychique propre à l'homme: celle de la virtualité et de la potentialité. Ceci ne répond pas au simple exercice de l'imaginaire étendant le champ des possibles, mais aussi à ce que Winnicott décrit comme espace intermédiaire, créateur du champ logique du transitionnel.A cet égard , négativité et tiercéité se rejoignent, puisque le transitionnel réussit à surmonter les dichotomies du oui et du non, du réel et de l'imaginaire, de l'existant et du non-existant."
°
Et pendant ce temps là ..!
http://begue1.chez.tiscali.fr/Cyberpsy.html#Tarifs
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