Échanges

Janvier 2005

Je m'amuse avec des fractales pour me reposer. J'ai eu envie de vous envoyer celle-ci entre fleur et poisson... Avec amitié,

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J'ai repensé à plusieurs questions soulevées lors de notre dernière réunion et particulièrement celle de l'investissement, désinvestissement du travail dans notre groupe.
J'ai été particulièrement sensible à ce que J.B. a pointé du fonctionnement d'Internet dans l'immédiateté qui provoque des investissements immédiats mais souvent peu durables (le google wack), succession d'investissements qui donne l'impression d'effleurer et de perdre le fil.
Mais est-ce dû au fonctionnement d'Internet ou à notre façon de l'utiliser ?

Question sur l'e pris dans l'o : la communication par mail qui est entre l'oral et l'écrit pousserait à utiliser un langage qui se libère en partie du code écrit  pour aller plus vers la phonétique.
Mais en même temps il nous paraît important de ne pas perdre la richesse du code écrit. Ce qui manque dans ce type de communication c'est la voix, que l'on essaie peut-être de retrouver dans un style plus oral.

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Comme souvent depuis des années, je regarde sur le site de la Nasa l'image astronomique du jour. 
Aujourd'hui, surprise : il s'agit d'une image d'un assez vieux manuscrit, possédé par l'université de Yale, classé MS408 (on dirait un nom d’étoile lointaine récemment découverte),    le manuscrit Voynich.
Selon la Nasa, ce manuscrit n'a jamais pu être déchiffré, un appel à la collaboration des lecteurs figure même dans le texte qui accompagne l'image. 
Intriguée - et toujours avec mes références de base  Champollion-Freud - j'ai voulu en savoir un peu plus. 
Sur le deuxième lien, il y a un très bon résumé de toutes les démarches entreprises pour déchiffrer ce manuscrit et pour essayer de savoir devant quel type d'objet on est. L'auteur de ce résumé ajoute sur un autre site ceci (Gordon Rugg traduit de l'Anglais par Flyers ) :

Cette étude nous a ouvert de nouveaux horizons quant à la  réexamination de problèmes difficiles pour déterminer si des solutions  possibles ont été négligées. Un bon exemple d'un tel problème est la question de ce qui cause la maladie d'Alzheimer. Nous planifions d'examiner si notre  approche pourrait être utilisée pour réévaluer les recherches  précédentes dans ce désordre mental. Nos questions incluront les investigateurs : ont-ils négligés un champ d'expertise nécessaire ? Et y a t il quelques subtils malentendus entre les différentes disciplines mises en  application dans ce travail ? Si nous pouvons utiliser ce processus pour aider  les chercheurs en matière de la maladie d'Alzheimer cela nous permettra de découvrir de nouveaux horizons très prometteurs, alors un manuscrit médiéval  qui ressemblait à un manuel d'alchimiste s'avèrerait être un avantage pour la médecine moderne.
Le troisième donne des images assez étranges... 

http://antwrp.gsfc.nasa.gov/apod/ap050122.html
 

http://www.pourlascience.com/php/pls/article_integral.php?idn3=4093

http://www.almaleh.com/voynichf.htm
 

C’était une petite contribution aux vertiges de l'hypertexte.

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Voici un texte sur lequel nous pourrions échanger :

ESSAI SUR LA CYBERCULTURE : L'UNIVERSEL SANS TOTALITÉ

RAPPORT AU CONSEIL DE L'EUROPE, VERSION PROVISOIRE

Par Pierre Lévy - Professeur à l'Université Paris-8 St Denis

Le deuxième déluge. L'articulation d'une multitude de points de vue sans point de vue de Dieu

http://hypermedia.univ-paris8.fr/pierre/cyberculture/cyberculture.html

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C’est un plaisir de voir arriver dans nos échanges ce texte de Pierre Lévy....
Les images maritimes m'ont fait sourire en pensant à notre site, qui fait à sa manière partie des flottilles acceptant le voyage...
Si vous avez le temps de jeter un coup d’œil sur sa biographie, vous verrez qu'il a rencontré du beau monde et compris très vite qu'il fallait travailler d'une manière réellement hybride, qui utilise ensemble la technologie et les idées. Cette bio s'arrête en 99. Depuis il a publié World Philosophy (Odile Jacob 2000) et Cyberdémocratie (Odile Jacob, 2002).
Plus récemment  cette interview passionnante (2003), dans lequel nous entendons parler du Web sémantique et …des idéogrammes.
(toujours cet effet - si saisissant pour moi - de ce qui vient se recouper comme par hasard...) : huygens-nasa-voynich-cryptogramme-alzheimer-castoriadis-W3C-OWL-ideogramme...............
 
Comment se situent vos recherches sur le Web sémantique par rapport à celles du W3C et son langage OWL par exemple ?
Le fondement de mon approche du Web sémantique est exactement celle de Tim Berners-Lee (le créateur du Web, ndlr) : Il nous faut un système d'adressage dans le cyberespace qui ne soit pas fondé sur la localisation physique des documents dans les serveurs mais sur la signification. Le travail du W3C est remarquable et va certainement dans la bonne direction. Néanmoins, le W3C n'a pas proposé pour l'instant d'ontologie universelle qui puisse servir de base à un système général d'adressage sémantique. C'est précisément ce que je propose. Mon projet n'est nullement une alternative aux travaux du W3C, mais offre au contraire la pièce qui leur manque. Je précise que l'ontologie universelle, fondée sur la théorie de l'intelligence collective, n'a pas vocation à supprimer la multitude des ontologies locales, bien au contraire puisqu'elle permet de les distinguer et de les comparer. Elle se contente de les traduire.
 
Vous avez également développé un langage idéographique. Il s'agit de formaliser nos perceptions, nos actions ? Dans quel but ?
 

L'avantage des écritures idéographiques est qu'elles sont indépendantes des langues naturelles, comme le sont la notation des nombres ou les idéogrammes chinois (qui peuvent êtres lus en mandarin ou en cantonais, par exemple). Les idéogrammes de la langue de l'intelligence collective jouent le rôle de "personnages" élémentaires du monde des idées qui condensent le contenu d'un grand nombre de liens, de transactions et d'informations ayant des fonctions voisines dans l'écosystème de l'intelligence collective.
http://empresa.portoweb.com.br/pierrelevy/bio.html  
http://www.journaldunet.com/itws/it_plevy.shtml


 
Chers amis,
À midi, je suis resté bouche bée devant une merveille de la nature, issu d’une greffe de choux et de brocoli. Cette sculpture vivante s’appelle le Romanesco. Il semble d’ailleurs ne plus avoir de secret pour les internautes: http://masciulli.free.fr/choux.html

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Je ne sais pas si on peut dire que la nature mathématise, même si on dit que notre mathématique décrit le monde. 
Mandelbrot lui-même donne une conférence où il précise cette approche de la rugosité dans la nature, il en arrive à dire qu’avec le temps un flux laminaire de formule simple se complexifie et donne une fractale, telles les galaxies  qui se dispersent et se disposent en suivant ces équations. Il y a évidemment un grand pas pour nos recherches incessantes... pulsion épistémique ou curiosité sexuelle infantile ?
http://www.tous-les-savoirs.com/index.php?op=conferenciers&f=274&a=audio


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Voilà peut-être si ça fonctionne le délice des mathématiciens !
Voyez les spirales qui partent du centre... Mais n'est-ce pas un plat servi à Rome, ce chou Romanesco ? On dit de lui que c'est un légume "alien "... par excellence... on l'appelle aussi chou-fleur à tourelles...
 

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J'écoute en vous écrivant la  conférence de Mandelbrot, il dit : " la rugosité est  passe muraille........."

Puis il parle du chou-fleur  ... (le tout dans chaque partie) et dit que cette propriété est utilisée depuis toujours dans l'art, par exemple dans les formes de décoration des temples  indiens... il fait le tour des continents et trouve ça partout - L'ange de Gustave  Doré - L'ange n'a pas de forme... Kupka... etc.

Tout modestement, je continue à  m'amuser en faisant varier les paramètres à ma disposition dans les générateurs de fractales.

En pièce jointe trois temps  différents dans une figure de base: le flocon de neige... Je laisse les couleurs, parce qu’on voit mieux l'itération... 

Mandelbrot est en train de dire  qu’on croyait au début que la géométrie fractale se résumait à quelques  formules,  et que maintenant, ça s'est mis à foisonner..

Puis il parle de l'oeil, de  " l'oeil assisté par ordinateur "

 

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Ci-joint un résumé de notre dernière réunion, à l’attention surtout des absents.

La réunion du 13 janvier - lors de cette réunion, nous avons abordé les points suivants :
 
Nous avons discuté le fait que ce groupe s’occupait surtout de problèmes liés à la culture, et moins de la clinique, mais que les vignettes cliniques pouvaient venir illustrer nos propos. 
Pour le moment, certains trouvaient qu’on s’occupe trop de technique et pas assez de psychanalyse ; les deux  sont très liés néanmoins et chacun peut aller à son rythme…
 
L’immédiateté du courrier électronique : quelquefois, on se sent frustré par rapport à l’idée de se saisir d’une idée et de la creuser, ce qui est rarement le cas avec les emails qui viennent recouvrir les précédents, sans qu’on ait eu le temps de les approfondir.
 
Nous avons longtemps cherché comment transcrire le «  œ » dans nos courriels. On peut par exemple utiliser le langage Unicode dans le logiciel de courrier. Nous avons noté le souhait à la fois de garder les particularités de la langue et de se lâcher (entre l’écrit et l’oral).
 
Nous nous sommes décidés pour le nom de domaine qui serait « perlaboration-web.net » ; il y figure la référence à la psychanalyse et à l’Internet, le mot de perlaboration est assez précis et parlant en rapport avec un groupe de travail psychanalytique.
 
Pour terminer, nous nous sommes penchés sur la lecture de Lacan par Jean-Marc. Il faudrait changer quelques termes, celui de « transistor » par ex.
Qu’en est-il du symbole chez Lacan ? Différent du symbolisme de Jones, il s’agit d’un symbole pur... À suivre…
 
Nous nous proposons  aussi d’étudier pour  le 10 février le texte de Green sur les « processus tertiaires », proposé par Béatrix.
 

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Merci pour ce résumé auquel je voudrais ajouter trois petits compléments:

1.Vous dites : nous avons longtemps cherché comment transcrire le « Œ » dans nos courriels.
Je  ne crois pas, car il est facile d'écrire le œ dans un courriel avec le  correcteur d'orthographe.
Ce  qui paraissait impossible, c'était de l'écrire dans la barre d'objet,  barre pour laquelle la formatisation semble nous échapper à 90% - quoi que nous  fassions, elle est toujours en texte brut par  exemple. 
Plusieurs  d'entre nous ont joué le jeu de ce petit problème et y sont parvenus; faisant  cela, on touche mine de rien à des problèmes très généraux concernant la  transcription des langues et ce qui va leur arriver avec la mondialisation à  dominante english qui est celle du Web, mais aussi on se familiarise avec des  problèmes plus techniques (négatifs et positifs). Sur ce point, je souhaite insister : plusieurs  "problèmes " de ce genre ont été en circulation depuis la naissance de notre groupe; si je les expose et essaie de les mener à leurs conclusions, c'est  tout simplement qu'en faisant ça, on apprivoise des manières de faire qui sont  "généralisables", c'est une des manières de faire des gammes techniques. Bien évidemment, quand l'un d'entre nous se sent "rebuté" par ces aspects des  choses, il va de soi qu'il ou elle peut laisser tomber l'exercice qui se présente... Plus tard, à l'occasion d'autre chose, ça se fera..., ou  pas.
 
2.La discussion du texte de Jean-Marc

En  lisant ce que jbr et jm ont publié sur le site (MERCI pour tout ce travail) je  viens de voir avec plaisir que notre discussion a porté ses fruits. 
Sur  deux points, jm a fait évoluer son texte. Ce sont deux points importants  pour la suite de nos discussions générales sur tous ces problèmes, pas  seulement chez Lacan:

- L'histoire

Ces  techniques ont une histoire très complexe, avec des étapes qui ont des effets  et des possibilités différentes: nous (philosophes, psychanalystes...) avons  trop tendance à généraliser en gommant les différences. Jm évite  cet écueil en écrivant autrement le passage où il était question des transistors et en ajoutant une référence importante. 

- L'ontologie

Le  paragraphe qui commençait par:

"ce  lien aporétique du symbolique à une ontologie.."  a changé aussi, et à  mon avis, c'est bien mieux comme ça, pour au moins trois ou quatre raisons que  je ne souhaite pas énumérer ici, assez complexes, mais qui tournent toutes  autour de l'idée que l'existence du cybermonde pose des questions que l'on pourrait  nommer "ontologiques”  . Si donc dans nos travaux - et  surtout ce qui est publié sur le Web - nous abordons ce concept (ontologie), il  convient de le faire avec... une exceptionnelle prudence. 

 

3.Le psychanalytique et le technique

Je  crois que nous devrions maintenant changer de "niveau" quant à cette  "opposition" et quant à nos "attentes": ça ne peut pas se faire tout  seul. Les  éléments plus psychanalytiques (ou même "cliniques” ) sur lesquels nous  pourrions réfléchir devraient être mis en circulation par chacun de nous. 

 

En  voici un concernant les métaphores "nouvelles"

- entendu  sur mon divan: "j'aurais dû googler.."

- une  autre personne parlant de l'effet de sidération que produit sa  mère:
"quand  j'essaie de lui parler, c'est comme si j'étais devant un ordinateur qui me plante". 

 

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Comme " métaphore nouvelle"... j'en ai une d'hier... un patient me dit, «  j'ai buggé ma séance... trop de trucs sur le disque dur » ! C’est assez courant avec ces termes-là... Une adolescente m'appelle "son disque dur"!...
 

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Puis-je vous recommander la lecture du N° 176 de la revue de psychanalyse : le Coq Héron éditée chez ERES ? Dans ce numéro paru début 2004 (que vous pouvez trouver et commander en librairie, mais aussi directement à ERES : mailto:eres@edition-eres.com) le prof de pédopsychiatrie de Strasbourg, Claude Bursztejn a écrit deux excellents  articles : l'un est un article de psychiatrie -fiction qui se passerait en l'an 20021 : "un cas de dyszapie", l'autre article aborde "Pensée hypertexte".
 
« Je peux aussi témoigner du "cas" d'un adolescent de 15 ans que j'ai suivi comme psychothérapeute pendant quelques mois avec ses parents. Il passait parfois 19 heures de suite sur un jeu de "massacres virtuels d'êtres humains ", en réseau. Et comme l'écrit François Vis il développa une "toxicomanie psychique grave de dépendance ..." qui aboutit à une menace de suicide. Ce qui amena les parents et le jeune homme à une demande "d'écoute et d'échanges" (cf. psychothérapie). C'est ainsi que le jeune garçon pu décrire de façon tout à fait étonnante ce qu'il appelait lui-même sa toxicomanie, et que ses deux parents (parfois reçus seuls parfois avec leur fils) purent dire leur extrême difficulté à mettre des limites à leur fils. Ce "symptôme" amena aussi chacun des parents à "dérouler", à parler, sa propre histoire familiale... afin que chacun, l'enfant son père, sa mère, tente de découvrir et construire sa "juste"place.»
Simone Gerber
 
Pour consulter un groupe en ligne sur médecine et enfance, accédez à :

http://fr.groups.yahoo.com/group/medecine-enfance/

 

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Voici quelques notes sur le texte de P.Lévy
 
J'ai retenu de ce texte, bien sûr, l'idée forte d'une nouvelle culture, d'une cyberculture ouvrant à un universel sans totalisation, universel qu'il définit comme " la présence (virtuelle) à soi-même de l'humanité ". Et puis l'ouverture sur une intelligence collective, un savoir porté par des collectivités humaines vivantes (et non plus servi que par des interprètes et des savants), favorisant la personnalisation et la réincarnation de la connaissance, ne visant plus l'unité de sens mais ouvrant sur l'hétérogène, sur la réciprocité des relations humaines, sur la possibilité pour chacun d'émettre pour tous.
Mais j'ai été aussi frappée par les deux figures qu'il utilise pour parler du Web : le rhizome et la fractale - deux figures qui sont venues dans nos échanges.
La fractale : une figure inattendue et esthétique créée par la répétition d'une même forme. Le rhizome:produit par l'avancée horizontale et souterraine d'une tige d’où va sortir en aérien des tiges non prévisibles. Deux images qui peuvent êtres rapprochés du squiggle.
Il évoque le rhizome pour décrire le caractère foisonnant, ouvert, radicalement hétérogène, non totalisable et non hiérarchisé du Web. Il évoque la fractale pour évoquer le fait que dans le cyberespace, le singulier, l'individuel, peut-être au centre du collectif, un collectif immanent, sans transcendance.
Ces deux figures évoquent donc le non hiérarchisé  et l'inattendu mais de façon différente,  me semble-t-il : le rhizome de façon plus anarchique, la fractale de façon plus organisée et répétitive, et ça m'a renvoyé à notre double désir d'organiser plus notre façon de travailler tout en nous laissant la possibilité de l'hétérogène et du ludique, de l'associatif et de l'inattendu.
Et voilà, je retombe sur cette dualité, qui me renvoie encore à celle des pulsions de vie et de mort et sur mon désir de dépasser ces oppositions. C'est cela qui m'attire dans les concepts de processus tertiaires et de transitionnalité qui permettent le dépassement des oppositions ou de leurs intégrations.
 
P.S : petite vignette clinique - une  analysante la semaine dernière : un de ses amoureux, reparti depuis deux ans dans son pays sans donner de nouvelles reprend contact avec elle par mail  et lui en envoie tous les jours – « on ne peut rêver mieux, c'est comme un conte de fées, c'est l'amour idéal » - puis il lui téléphone : « quand j'ai entendu sa voix, tout est revenu, il m'exaspère. »
 
autre P.S : sur le texte de G.Pommier et le Patronyme autant je le suis sur l'importance du nom du père pour l'enfant, autant je m'interroge sur l'importance pour la femme de perdre son patronyme pour prendre celui de son mari.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=270142 (archive payante maintenant)
 

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Je cherchais des fractales de "lignes"  et surtout de "lignes transparentes" pour illustrer des liens virtuels et  multiples. Je commence à trouver.
En faisant ça, j'ai rencontré le chou romanesco, mais dans ce programme (xeno-dream), il met plus de dix minutes à  se former chez moi (alors que j'ai un processeur rapide), c'est dire son  extrême complexité…!
Je vous joins une  image parmi  d'autres pour vous donner une petite idée de ces fractales transparentes . 


 
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Un patient est arrivé avec dix pages de Google dans les mains concernant " son problème "... Il lisait cela dans la salle d'attente...
Dés le début de la séance il a démarré à propos de ses recherches sur Internet qui l'avaient beaucoup aidé.
« J'ai cherché sur Google... à pensées obsédantes... J'ai trouvé beaucoup de gens comme moi.... »
Et il a associé toute la séance à partir de là. Il y avait plein d'avis différents, des choses déconcertantes mais surtout de quoi se rassurer avec des « trucs connus »…

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La recherche du site fonctionne très bien !

Le texte de Pierre Lévi, “ Essai sur la cyberculture ”, est très riche, apporte des idées nouvelles sur l’interconnexion, les communautés virtuelles. Tout en le lisant, il a résonné avec le matériel que m’a apporté une de mes analysantes la semaine dernière et que je vous livre ci-dessous. 

Lundi dernier, cette jeune femme qui bidule et réfléchit beaucoup sur l’Internet m’a fait part de ses réflexions  : “Depuis Cro-Magnon, l’homme a toujours les mêmes besoins, mais il y répond de manière différente... Je sens qu’avec le cybermonde, il y a quelque chose de tout à fait nouveau qui se passe, je ne sais pas encore très bien comment le formuler, mais  j’ai l’impression qu’avec l’Internet on entre directement dans l’intimité des autres  mais avec la dimension de “ l’inconnu”, il y a peut-être une facilitation des identifications ....”
 
Jeudi, elle poursuit ses associations, me disant qu’elle était sortie avec ses ami (e) s, qui l’ont beaucoup déçu, car elle n’arrive pas à partager avec eux ce qu’elle vit sur le Web : “ bien sûr, j’ai eu droit à des lieux communs, puisque je vis seule, je m’occupe..., que ça allait encore m’isoler d’avantage... non je ne crois pas... J’avais l’impression de perdre mon temps avec eux, on n’a pas toujours grand-chose à se dire, l’Internet est stimulant, je découvre, j’apprends toujours quelque chose... J’ai l’impression de retrouver une communauté ; et, je peux m’identifier à cette communauté ouverte, si vaste, je peux débattre de ce qui m’intéresse...” Elle a également l’impression que le monde est un peu coupé en deux, ceux qui connaissent le cybermonde et les autres..

 

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