Échanges |
Juin 2004
Il y a peut-être un rapport spécifique à la communication liée à lInternet. Chacun de nous, à son niveau, a pu faire les frais dune déception liée à une non-réponse à une question, une réflexion par lui investie, mais que ladresse à la cantonade dilue au point que personne ne se sent suffisamment investi pour y répondre. Peut-être que cest aussi ce même procédé adressé à un groupe qui permet des effets transitionnels et produit des constructions en squiggle?
Nos investissements vis-à-vis de ce groupe de travail, sils sont hétérogènes, divers, fluctuants ne sont pas pour autant négligeables. La diversité de ce groupe en constitue un intérêt.
Le travail effectué par Jean-Marc est un contrepoint du travail effectué par dautres. Avec le recul, je trouve que peu à peu sélabore une pensée du groupe et la relecture de nos échanges traduit une construction.
Si le départ de Paul risque de modifier léquilibre de notre embarcation, je pense quil est indispensable, pour continuer la métaphore maritime, que chacun reste à son poste. Nous nous sommes embarqués dans un périple et chacun peut bien en avoir des attentes différentes sans pour autant débarquer, fut-ce dans quatre ou cinq mois.
Nos décalages constituent notre richesse. La notion déquipage ne peut sentendre que dans le respect de nos différences.
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Difficile d'avancer au même rythme, mais pour ma part, que de découvertes en si peu de temps. J'espère que nous saurons garder le cap.
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Dans un article de Jacques Galinier : "La mythologie est leur théorie des pulsions - une approche amérindienne du conflit intra psychique", je tombe sur : "Quant à lui, le bâdi - l'homme qui sait - c'est plutôt un opérateur de réseaux qui met en route des "moteurs de recherche" permettant de remonter par tâtonnements jusqu'à la source du mal.
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À propos de « fil », c'est bien davoir vu sur un ordinateur son déroulement, car on ne peut pas tout décrire.(Un peu comme on ne peut décrire les silences d'une séance). Voici le fil de mes pensées :
J'en ai gardé deux images : celle du squiggle que nous avions évoqué, et celle du rhizome. Celle du squiggle parce que chacun très individuellement oeuvre à la recherche collective, à travers un anonymat qui n'empêche pas (peut-être la favorise) une implication très personnelle. Donc le collectif ne s'oppose pas au personnel, il parait plutôt le soutenir malgré les différences.
Mais à la différence du squiggle, il y a un "objet" précis recherché : retrouver ici un morceau de musique à partir de quelques sons.
Mais le chemin parcouru pour y arriver est inattendu, d'où l'image du rhizome, comme d'un fil conducteur doù émerge des protubérances inattendues et sans rapport direct avec le but, bien que nécessaires pour y parvenir. Le chemin parcouru peut donc être aussi et même plus riche que le résultat (comme dans l'analyse). Cet inattendu tient, me semble-il, à l'intrication très forte entre "l'objet" recherché (le morceau de musique) et la technique qui permet cette recherche et qui peut être à inventer.(On peut évoquer là aussi l'intrication entre la découverte de l'inconscient et la création de la technique qui permet cette découverte).Cette notion d'inattendu, je viens de la retrouver dans une conférence que Pierre Joliot, biologiste, viens de faire à Bordeaux sur sa conception de la recherche (accessible sur Internet, par Google à Pierre Joliot). Il y défend l'idée d'une recherche comme métier artistique et créatif, ludique et nécessitant la prise de risque, privilégiant le qualitatif au quantitatif. Ce nest pas trop dans l'air du temps.
Pour continuer avec le fil, j'ai aussi pensé au "fil rouge" dont l'origine semble toujours s'éloigner au fur et à mesure que l'on le déroule, et au fil de la bobine qui signifie à la fois l'éloignement et le lien. Et ce fil me ramène aussi à nous.
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Pour ce qui est des moteurs de recherche nous verrons à la rentrée comment faciliter notre diffusion. Cette mise en ligne suscite l'interrogation qui me paraît évidente pour plusieurs raisons, de "l'officialisation" auprès du secrétariat scientifique du Quatrième Groupe, de notre groupe de travail avec son site. Je proposerais d'en parler, également, à la rentrée.
J'ai découvert avec vous, une réflexion sur l'Internet et ce Monde rendu autrement accessible.
Les frontières sont ouvertes, les avions sont faciles à réserver, les conditions sanitaires sont aisément contrôlables, nos guides, nos cartes sont précis, les autochtones nous attendent pour gagner leur argent, ouverts également par les médias aux étrangers...Le tourisme mondial a remplacé l'aventure et pourtant je vis toujours ces voyages comme des aventures intérieures.
Depuis longtemps, "l'âge du monde fini commence" nous dit Paul Valéry, mais aussi plus récemment et à sa manière Peter Handke, je pense que ces voyages sont vains et que l'on ne contemple que soi-même comme Michel Leiris dans son Afrique Fantôme.
Alors il reste ce que je pourrais en élaborer et curieusement cette année à côté de ce fameux "virtuel" viennent se révéler de vraies distances, des odeurs, des sensations de l'autre bout de la planète . Mon corps est passé des longues heures devant le clavier à l'ouverture dans des espaces.
Je crois qu'il y a un lien dans cette appréhension qui s'appelle peut-être le Monde.
Ce Monde deviendrait objet transitionnel pour chacun sur LA TOILE.
Quand on parle du rêve comme accomplissement de désir ne pourrait-on pas dire que l'objet transitionnel est ce qui véhicule nécessairement cet accomplissement, d'où les termes d'investissement inconscients et d'utilisation de l'objet.
Dans cette concomitance du rêve, de la réalité et de la Culture on passe de site en site, on visite, on s'arrête, le voyage véritable est ailleurs, mais sans que l'on sache toujours, ces sites furent le lien nécessaire à un accomplissement .
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Bonjour, j'ai mis un lien sur biblioliens vers notre groupe de travail.
http://inconscient.net/biblioliens.htm
Il faudrait peut-être mettre en bleu beaucoup plus clair les noms des responsables du groupe, car ils se lisent mal.
(je peux éventuellement proposer le petit bout de script pour cette modification..)
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En ce qui concerne l'affichage des mots clés et de l'invitation aux "robots"..? Il y a une très grande différence entre la manière de travailler de Google et celle de tous les autres moteurs de recherches.Google ne s'occupe guère des mots-clés mais à partir de ce qu'il "sait" déjà- il parcourt les textes des pages Web à la recherche de ce qui pourrait être "intéressant" ...
C 'est pourquoi, alors qu'aucune page du site n'a de mots-clés le site est maintenant répertorié. Les autres "araignées" arrivent par l'en -tête de la page, lisent les mots-clés et travaillent en fonction d'eux.
Il est bon d'être répertorié par d'autres que Google, ce serait trop long à expliquer pourquoi.
Je le ferai plus tard de vive voix.